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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Fin d'année au Sahara. Une option prisée par ceux des Occidentaux qui veulent "destresser". Depuis quelques années, le sécuritaire et des warnings souvent inconsidérés ont laminé l'offre algérienne. Dans son reportage intitulé  "La clientèle locale pour sauver le tourisme saharien", Safia Berkouk révèle dans El Watan les initiatives en cours pour redynamiser la destination, mais aussi les obstacles très algériens qui dissuadent les afficionados occidentaux de faire le pas et ceux qui empêchent les nationaux de faire le voyage.

 

EXTRAITS

 

"Pourtant, le problème n’est pas que sécuritaire Pour Bachir Djeribi, «le problème majeur est celui du circuit pour obtenir le visa. La demande passe par la direction du tourisme, la wilaya, le ministère du Tourisme, celui des Affaires étrangères, l’ambassade d’Algérie dans les pays d’où émanent les demandes, pour ensuite être dispatchée au niveau des consulats». Un vrai parcours du combattant.   
Pour les étrangers, «si les consulats algériens facilitaient l’obtention des visas, il y a une grande demande», ajoute pour sa part Toufik Boughali. C’est une question «d’autorisation. Dès qu’ils ouvrent les sites, on a beaucoup de demandes, mais on ne peut pas les accepter pour l’instant».

Pour autant, et même si l’afflux est «timide» dans certaines régions comme Djanet, «il y a une reprise» et le secteur public n’y est pas étranger. L’office national du tourisme propose un programme spécial fin d’année à Timimoun et Djanet. Des voyages organisés pour 20 personnes au moins, avec au programme la découverte de ksours, oasis, canyons, camping et soirée musicale pour le réveillon. Si les étrangers sont réticents, les nationaux pourraient offrir une alternative. «Avec les nationaux, on fait le plein à Tamanrasset», observe Toufik Boughali. Il admet que s’il y a une amélioration par rapport à l’année dernière, c’est notamment grâce à la formule des œuvres sociales des entreprises comme Sonatrach, Sonelgaz, Cosider. «Avec les nationaux, on fait des circuits un peu partout, rien n’est interdit pour nous, mais dès qu’il y a un étranger dans le groupe, ça change tout».

Le voyagiste précise que 90% de sa clientèle est nationale pour cette période. «Nous avons besoin de tout le monde, mais en premier lieu des nationaux.» Bachi Djeribi est plus circonspect. «Nous n’avons pas pu drainer un nombre important de nationaux pour ces régions-là pour la simple raison que l’Algérien n’est pas prêt pour ce genre de circuits itinérants».   

En dépit de la fermeture de certains circuits, les destinations phares du Sud demeurent Djanet, la région du M’zab, Timimoun et Taghit. Même si ce n’est pas donné. Une agence de voyages propose six jours à Biskra et Ouargla à partir du 27 décembre pour 45 000 DA.

Texte intégral de l'enquête : El Watan

 

PS.

A Hassi-Messaoud, le problème c'est Schlumberger

Après le licenciement d’un travailleur délégue syndical, les piquets de grèves sont installés ce matin devant le siège de la multinationale des services pétroliers Schlumberger (SPS) à Hassi-Messaoud. La tension sociale est permanente, depuis plus d'un an, car l'employeur refuse discuter de la plateforme de revendications qui lui avait été soumise. Plusieurs actions ont été engagées dont la spectaculaire grève  de dix jours, du 13 au 23 mai dernier. Youcef Benhada, SG de la section syndicale de l’entreprise approché par Liberté "dénonce la réaction de la direction qui use, d’avertissements et de licenciements contre les grévistes. Pourtant “la loi protège les travailleurs”.

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