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Publié par Saoudi Abdelaziz

L’année 2015 sera celle des remises en cause de toutes les stabilités, dont le socle est déjà en effritement. L’année 2015, en vertu de son caractère impair, sera celle des vérités et des faits accomplis. Elle sera une année terrible et sans concession pour ceux qui se seront attardés sur la voie de l’histoire ; préférant emprunter des chemins vicinaux exprès pour y rester à louvoyer. 2015 c’est l’achèvement de la mise en place du « Nouveau Désordre Mondial ». « The New World Disorder ». 

 

Par  Moufdi-Zouheir, Jijel, 28 novembre 2014
 

*«Bis répétita placent» en latin signifie : «ce qui est répété plaît» ; pas forcément au peuple, juste à ceux que cela arrange de se répéter pour reconduire indéfiniment leurs frasques.

Il serait inutile et même illusoire pour les algériens de penser que l’année 2015, toquant à nos portes, apportera un changement positif, avec quelque renouveau social et politique. Il sera simplement la reconduction de l’échec répétitif, accumulé tout au long d’une période s’étalant sur cinquante deux ans successifs. Depuis l’indépendance, il a rarement été des responsables qui avaient à cœur de placer le pays au diapason des nations évoluées ou encore au niveau de celles ayant acquis leur indépendance en cette période des années 60-70, ou quelques années après. L’exemple du Vietnam. C’est tout au contraire que notre révolution, pour beaucoup, avait servi de prétexte justifiant l’édification d’un socle permanent leur permettant de se servir et rarement servir, ou alors faire semblant. Et ainsi de sceller le sort du pays sur cette voie après en avoir verrouillé l’essor.

Par la suite, au cours des années 80, et aujourd’hui encore, il n’a plus été mis en place que des politiques variables et interchangeables, à l’issue incertaine, quand elles ne sont pas carrément sans lendemain. Des politiques du moment dictées au gré des conjonctures et de leurs exigences. La science de la prospective semblant n’inspirer personne et tout le monde d’agir au coup pour coup. Une méthode de gestion de la politique et du social qui a pour qualificatif : « la navigation à vue ». Il faut cependant se rappeler aussi que l’Europe, la France en particulier, n’a jamais accepté un pôle économique Algérien au détriment de ses propres industries, dont le produit est exporté vers les pays africains. Ce pourquoi, et pour d’autres motifs, Boumediene a été liquidé.

Depuis la date de cette «indépendance», aujourd’hui considérée par les bien pensants un véritable malheur, l’algérien n’arrive toujours pas à réaliser parfaitement l’origine de ce qui lui arrive parmi la multitude de problèmes qu’il aura sans cesse vécu jusque là, ni encore réaliser toute l’étendue de ce qu’il endure en terme de privations, d’angoisses, de sous-développement, d’ignorance perfidement entretenue, ni même aussi mesurer les effets de ce qui est considéré un long emprisonnement moral, vécu à travers le lourd carcan des diktats successifs et de la répression des libertés sociales et de celle d’entreprendre. Pour clairement comprendre la situation de tout ce qui forme un épais syncrétisme conçu à base d’atomes biscornus et antinomiques, il demeure impératif de connaître l’histoire de ce pays sur une étendue d’au moins deux siècles.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est cette nette impression que ce pays n’aura jamais appartenu, dans les faits, à ses résidents autochtones mais toujours à des puissances occultes qui auraient jeté leur dévolu sur sa possession matérielle en raison de l’importance de ses richesses. A ce titre, il est permis de se poser la question de savoir à qui appartient réellement ce territoire qui, tout au long de son histoire connue, sur deux mille cinq cents ans, aura sans cesse vécu invasion après l’autre ; ces invasions toujours vaillamment repoussées par de farouches guerriers défendant leurs possessions, dont on n’arrive plus à retrouver trace parce que, sans doute, leur descendance se sera subitement tarie. Ou alors, par suite d’une étrange et incompréhensible alchimie, tout le monde se sera converti à l’état d’être passif, prêt à tout endurer, pour peu qu’il ne soit pas dérangé dans ce qu’il estime une quiétude vécue dans ses pantoufles avec, en plus, une totale absence de perspectives ouvertes sur l’avenir. « Autant en emporte le vent ».

Ce sera alors l’esprit réactionnaire et combatif de tout ce monde qui se sera subitement dissolu comme un quelconque corps physique plongé dans un composant violemment corrosif. L’algérien semble aujourd’hui envoûté par le chant des sirènes ou avoir succombé à des prodiges procurés par quelque fée enchanteresse. Du genre de celles qui distribuent de l’argent à ceux qui n’ont presque pas besoin de remuer le petit doigt pour en bénéficier. Il est une manne qui permet d’avoir, comme le chantait si bien Jacques Brel, sa petite voiture, sa petite maison, son petit portable et autres petits gadgets. Alors quoi demander de plus lorsqu’on s’estime satisfait. Ceci étant pour la partie de la population vivant à son aise.

Qu’en est-il alors de ces jeunes d'aujourd’hui, ignares et ignorants, malgré eux, de presque tout. Déjà de la propre histoire de leur pays. Ne sachant ni leurs origines, ni leur passé et encore moins incapables d’appréhender le présent dans toute sa dimension. Des jeunes diminués, influencés, endoctrinés, subjugués, complètement plongés dans l’égarement et les errements. N’ayant pour seules distractions que le football et facebook. En plus de ceux qui n’arrêtent pas de se shooter de différentes manières. Plus graves encore : il y a ceux qui se suicident et ceux qui veulent fuir ce pays par tous les moyens possibles, même au péril de leur vie.

Des jeunes censés représenter l’avenir alors, qu’en fait, ils se retrouvent indirectement à vivre des temps révolus. Des jeunes qui se refusent à tout travail parce que cultivant la haine et le dégoût de ce qu’ils subissent à leur tour d’un environnement vide de tout intérêt et du moindre attrait. Des jeunes oisillons auxquels il a été pris soin de leur couper les ailes en tout préalable. Une jeunesse qui suffoque et, par extension, le pays tout entier. Un pays dont les responsables se maintiennent aux antipodes des réalités mondiales et des préoccupations de l’heure, hormis de ce qui les intéresse de la sauvegarde, contre vents et marées, de leurs intérêts, au détriment de toute autre considération d’ordre national.

En cette nouvelle année 2015 qui pointe du nez, il y a toutes les raisons de penser qu’elle sera une année charnière pour la suite de l’histoire ; celle-çi même qui est en train de s’emballer à l’heure actuelle, porteuse de tous les changements perçus se dérouler dans la douleur et à travers toutes sortes de catastrophes sociales crées par la main de l’homme. Parallèlement au cours de cette histoire, l’Algérie s’est inscrite en porte-à-faux par rapport à son déroulement, aussi, sera-t-elle emportée par la tourmente. Au cours de ces quinze dernières années, le pays semble s’être rangé sur une voie de garage. Vivant en vase clos et à contre courant de tout événement extérieur. Semblant pris de frilosité. Indifférent aux lames de fonds en train d’emporter et de malmener tout le monde, et encore tout de ce qui représentait une certaine assurance acquise jusque là.

L’année 2015 sera celle des remises en cause de toutes les stabilités, dont le socle est déjà en effritement. L’année 2015, en vertu de son caractère impair, sera celle des vérités et des faits accomplis. Elle sera une année terrible et sans concession pour ceux qui se seront attardés sur la voie de l’histoire ; préférant emprunter des chemins vicinaux exprès pour y rester à louvoyer. 2015 c’est l’achèvement de la mise en place du « Nouveau Désordre Mondial ». « The New World Disorder ». Celui qui se déroule actuellement dans les pays Arabes à coups de révolutions, soi-disant provoquées par les peuples alors que rien n’aura jamais été aussi faux. Tout n’est que sombres complots, manipulations et traîtrises de la part de ceux qui acceptent de jouer à ce jeu infernal, dont la règle de base pour la partie concernée est que tout nouveau président n’est réellement qu’un nouveau dictateur, intervenant en sa qualité de pion, sous le couvert de la « démon-cratie Américano-européenne », chassant le précédent dictateur parce que ne convenant plus à leur politique et à leurs objectifs du moment.

Pour la petite histoire, il y a lieu de rappeler que c’est en 1992 que l’Algérie avait achevé d’être de nouveau colonisée par la pire mafia qui puisse exister à travers le monde. Une mafia exerçant sous l’agrément et l’œil bienveillant des puissances occidentales, ayant trouvés là un excellent motif, après l’avoir provoqué, pour exercer leur chantage et se permettre, ensemble, le pillage systématique et en règle de ce malheureux pays, sur le sol duquel le sang avait coulé à flots depuis des temps immémoriaux. Rappelons-nous la déclaration du général de Gaulle à ses proches : « L’Algérie, parlez-m’en dans trente ans ». Trente ans plus tard ce fut le président Mitterrand qui avait été là. Mitterrand, Franc-maçon du 32ème degré, membre du « club des 300 », qui s’était joué de feu Chadli comme d’un enfant de cinq ans. S’étant opportunément vengé des désagréments de l’os resté en travers de sa gorge, représentant une Algérie indépendante. Bis placent répétita et subreptice recolonisation à la clé. Retour à la case départ !

Cet état de faits sciemment provoqués constituent une honte pour ces pays se prétendant les champions de la démocratie ; une démocratie Franc-maçonnique qui n’a de valeur qu’aux yeux de ceux qui y croient et qui en sont obnubilés. En d’autres termes, pour ces messieurs de la haute, qui se gonflent d’orgueil et qui pensent détenir le pouvoir ultime, il leur est recommandé de commencer au préalable par balayer devant leur porte. Car les peuples qu’ils gouvernent ne sont pas moins indemnes puisque également tout aussi affligés par toute sorte de maux. Paradoxalement, la restriction des libertés n’étant pas la moindre des choses dans ces états policiers.
Et ainsi de conclure à l’état grave et de pandémie des multiples maux qui envahissent et gangrènent la planète ; dont les effets dévastateurs ne tarderont pas à se manifester avec encore plus de virulence qu’à l’accoutumé.

Une sorte de fin des temps anticipée ou précipitée !

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