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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le quotidiens s'interrogent sur l'identité des cibles du dernier éditorial d'El Djeich pendant qu'un prédicateur salafiste veut le peau de Kamel Daoud.

 

El Djeich, la cible et le "ricochet".

Le blogueur n'a pas encore pu avoir accès au texte intégral du dernier éditorial d'El Djeich, le site du MDN officiel étant inaccessible. Quelques extraits ont été publiés et interprétés dans des quotidiens.

El Watan résume : "L’armée algérienne a répondu aux hommes politiques dont Mouloud Hamrouche, Sid Ahmed Ghozali et Mokrane Ait Larbi, qui l’ont appelée à intervenir pour amener le pouvoir en place à accepter le projet de la transition démocratique et la tenue d’élections présidentielles anticipées". 

Le blogueur pensait que cette revendication a été avancée par la CNLDT et non par les personnages cités! Dimanche dernier, un scoop des "cercles intéressés"  avaient annoncé dans Liberté, le limogeage "imminent" de Sellal. A propos de l'éditorial, ces mêmes "cercles" rebaptisés "commentateurs" fournissent ce matin un nouveau scoop à leur correspondant Sofiane Aït Iflis : "C'est Hamrouche qui est visé, la CNLTD  n'est touchée que "par ricochet".

 

Il faut punir l'Incitation au meurtre

"Il faut arrêter de se scandaliser des fetwas de Hamadache, écrit Yassine Temlali. Il faut arrêter de se scandaliser et agir. On peut ne pas partager les opinions de Kamel Daoud (personnellement, je n'en partage pas une bonne partie), de là laisser faire ces inquisiteurs... Je ne sais pas si la loi algérienne autorise une tierce partie, non directement concernée, à porter plainte pour appel au meurtre mais si c'est le cas, il faudrait attaquer en justice collectivement ce crétin. Cela permettra de dire à ses protecteurs qu'ils vont un peu trop loin en matière de laxisme volontaire et mettra la justice publiquement devant ses responsabilités".

NB. Pour ma part, j'avoue que je ne lis plus guère que de loin en loin les jérémiades politico-littéraires de Kamel Daoud. C'est trop fatiguant de s'y plonger. Cela vient sans doute de ce le chroniqueur semble avoir totalement perdu le sens de l'humour ces derniers temps. 

 

"Partis au pouvoir et partis du pouvoir"

"Dans l’intérêt du pays et de son avenir, chacun devra faire des concessions" . C'est le titre d'un article de Madjid Laribi dans le Libre Algérie faisant le point de l'intiative du FFS pour le nouveau consensus national.

EXTRAITS

Si des syndicats et des organisations de la société civile ont adhéré à la démarche et que les citoyens lui portent un intérêt certain, dans la classe politique l’appréciation reste partagée, entre ceux qui la soutiennent, ceux qui la trouvent hostile à leurs agendas et ceux qui lui accrochent des préalables.

Ces deux dernières catégories constituent, à bien regarder de près, les deux revers d’une même médaille. Certains sont des partis du pouvoir, d’autres des partis au pouvoir. C’est ce qui fait qu’ils tentent par tous les moyens de créer une bipolarité entre eux, qui vise à écarter les partis et personnalités politiques qui ne sont pas dans leurs schémas, ce qui rappelle étrangement la bipolarité des années 1990 qui a failli emporter l’Algérie. Mais dans ce duel, ce sont les partis au pouvoir, notamment le FLN et le RND, qui en tirent, pour l’instant, profit de cette confrontation, au moment où leurs alter egos de la CLTD, compagnons d’hier et adversaires d’aujourd’hui, réclament le pouvoir sans aucun accord.

Il faut dire que le FLN et le RND tirent leurs marrons du feu en profitant du discours de confrontation qu’arborent les partis regroupés au sein de la CLTD. En effet, la position de ces derniers qui refusent de dialoguer avec tous ceux qui n’adhèrent au cadre qu’ils se sont assignés relève d’une attitude violente, par ce qu’ils refusent la négociation, la seule méthode pour dégager un compromis pour ne pas dire un consensus.

Le discours de rupture de la CLTD fait « jouir » le FLN et le RND qui se font passer pour les garants de la « stabilité ». Bensallah parle « de la stabilité et de la sécurité du pays», au moment où Sâadani tempête que « ni la situation économique du pays, ni ce qui se passe à nos frontières ne les intéresse, mais ils réclament le fauteuil présidentiel ». C’est ainsi, grâce au discours et au positionnement de la CLTD, les patrons du FLN et du RND font passer le statuquo et l’immobilisme pour de la stabilité. En jouant sur les peurs des Algériens, ils apparaissent comme les garants de la stabilité. En fait, les deux protagonistes travaillent pour que le système puisse se positionner comme alternative à lui-même.

Mais quelle alternative peut offrir le système qui n’a fait qu’engendrer le statuquo ? Absolument aucune car en arrivant au summum de sa rupture, il ne peut produire que le chaos. Le temps presse ! D’où la nécessité d’aller vers une solution négociée regroupant tous les acteurs. Ces derniers doivent trouver un terrain d’entente pour dégager des consensus sur les grandes questions politique, économique, sécuritaire et environnementale, car tout un chacun, dans l’intérêt du pays et de son avenir, devra faire des concessions.

Texte intégral: libre algérie.com

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