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Publié par Saoudi Abdelaziz

Comment les choses vont-elles évoluer en 2015, alors que notre pays fera l'objet de pressions grandissantes, désormais de plus en plus directes, pour l'obliger à adopter une stratégie financière correspondant aux exigences du capitalisme de crise et pour reviser sa doctrine militaire afin de mettre l'ANP au service des priorités sécuritaires de l'OTAN. Alors que l'Etat algérien fait l'objet des opa croisées des oligarchies.

Au cours de l'année 2014, les personnalités et forces patriotiques les plus lucides, ont milité pour éviter la polarisation pour ou contre le 4è mandat, et s'attacher en priorité à rassembler autour d'une refondation durable de l'Etat de droit, impliquant l'ensemble des patriotes. 

L'Algérie va-t-elle continuer à vivre dans l'ambiance de coup d'Etat permanent des années 2013-2014?

Rappelons nous. En mai 2013, Mohand Aziri décrivait dans El Watan "Un scénario inédit, séduisant presque". "A rebours de sa réputation de sinistre police politique, le DRS, héritier de l’ancienne Sécurité militaire, du MALG, endosse depuis 2010 les beaux rôles, passant, depuis, pour le défenseur de la veuve et de l’orphelin, le nettoyeur des écuries d’Augias, le sauveur de la République menacée par des légions de pourris".

Un mois plus tard, en juin 2013, le quotidien Liberté publiait un entretien avec un ancien officier supérieur du DRS où on pouvait lire à propos du général Tewfik : "Chafik Mesbah estime que lui aussi partira un jour. “Il a été longtemps mon chef. Je me suis souvent opposé à lui mais je n’ai jamais eu à le prendre à défaut sur son intégrité. Il est d’ailleurs très exigeant vis-à-vis des membres de sa famille au sujet de cette question.” Il souhaite, ainsi, que son ancien chef quitte le pouvoir par la grande porte, à l’image d’un Youri Andropov, ancien patron du KGB qui sera plus tard à l’origine de la “perestroïka”. »

En décembre 2012, je notais:"Le régime présidentiel de type césariste a sans doute fait son temps en Algérie. Après l’épisode pitoyable du Chadlisme, le sursaut désespéré de Mohamed Boudiaf, la morne résignation de Lamine Zeroual, Bouteflika a essayé de renouer avec la conduite épique de Houari Boumediene. Mais ses vélléités héroïques ont buté devant les mécanismes a-constitutionnels stériles imprimés à l’Etat algérien et à la fonction présidentielle, durant les années 80 et 90. A quoi s’ajoutent sans doute les handicaps dus à sa santé". (Lire sur le blog GRAMSCI, Boumediène, Chadli, Zeroual et Bouteflika).

Revenant sur les conséquences de la candidature d'un président malade, j'écrivais en avril 2013: "Pour revenir à la candidature de Bouteflika, je pense que le problème nodal réside depuis déjà plusieurs années dans l’incapacité physiologique du chef de l’Etat à assurer en permanence et étroitement les fonctions présidentielles, telles qu’elles sont définies dans la constitution. Cette situation s’est retrouvée sous la présidence de Chadli, qui était un chef d’Etat incapable, mais lui, c'était intellectuellement. Un autre système de pouvoir, pseudo-présidentielle, occulte, a été mis en place pendant ses deux mandats. C’est ce système occulte dont ont hérité Boudiaf et Zeroual. Et qui les a éliminés. Le mérité principal de Bouteflika fut de commencer à remettre les institutions à leur place. Mais il a souffert d’un double handicap. D’abord, dépourvu de « fibre sociale », il n’a a pas réussi à inspirer, comme Chavez par exemple, un mouvement populaire de soutien à sa présidence. C’est la clé de l’efficacité du système présidentiel. Secondo : dans le cadre de la juste ligne consistant à remettre le DRS à sa place, il a eu recourt, le handicap physique aidant, à des réseaux de contrôle et d’influence claniques propices, par essence, à la corruption d’influence."

(à suivre)

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