Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Algériens ne sont pas romanesques, ils préfèrent les essais aux romans. Rebrab veut colocaliser avec l'Europe et Mebtoul propose un fonds souverain pour financer l'opération. Un ancien espion français nous apprend comment faire la guerre en Libye sans que cela se sache et à Jijel le liège se bat contre le polystirène. Quant aux nombreuses usines pharmaceutiques algériennes, elles ne produisent que du sirop et ... des antibiotiques.

 

Rebrab et Mebtoul veulent colocaliser

En marge de sa réception à l'Elysée par François Hollande, qui cherche à attirer les inestissements algériens en France, Issad Rebrab a estimé le mois dernier sur RTL que la France dispose “des opportunités d'investissements”, notamment dans la colocalisation. La colocalisation, a-t-il expliqué, est le fait d'avoir des sociétés en France que l'on peut développer, en gardant les activités rentables et “situer d'autres activités dans nos pays”. Quelques semaines plus tard Abderrahmane Mebtoul reprend la balle  Dans ses dix propositions, il écrit: "La co-localisation suppose que l’Algérie puisse créer un fonds souverain. J’ai déjà proposé aux autorités que 10 à 15% des réserves de change puissent être consacré à un tel fonds, la réglementation actuelle ne permettant pas la sortie de capitaux pour ce genre d’investissement à l’étranger". (Lire les mésaventures du Fonds souverain libyen)

 

L'ANP peut faire discrétement la guerre en Libye, selon un ancien espion français

Lu dans la presse : "Le chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Bernardino Leon, a de nouveau évoqué un prochain «accord politique» scellant définitivement la crise libyenne. Il parlera d'un délai de «prochaines semaines»". Le même jour, Eric Denecé, un ancien analyste des services secrets français devenu "expert" invite notre pays à aller éradiquer en Libye.

Le fil de son raisonnement:

"Les autorités libyennes sont totalement dépassées par les événements et incapables de maîtriser la situation".

"Malgré l'action énergique du général Haftar et le soutien de l'Egypte, la situation locale n'a guère évolué"

" L'Egypte, qui doit elle-même faire face aux actions des Frères musulmans, appuyés par certains groupes palestiniens, sur son sol, a fait savoir qu'elle n'interviendrait pas". "

Comme personne n'est enclin à solliciter l'Occident "qui est le principal responsable du chaos actuel", que le maréchal Sissi est occupé ailleurs, et que le général Haftar s'est révélé peu efficace sur le terrain, il ne reste ... que l'ANP. 

La doctrine militaire algérienne excluant, à son grand regret, l'intervention de l'ANP hors des frontières, l'expert donne des conseils sur la manière de contourner ce qu'il juge être un anachronisme. Il faut, dit-il, utiliser des forces spéciales agissant  sous une "forme clandestine". Il explique : "C'est la méthode notamment utilisée par l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie qui encouragent, forment, arment et soutiennent des dizaines de milliers de combattants islamistes en Afrique et au Moyen-Orient".

Ne résistons pas à l'envie de citer Guy Debord : "Tout expert sert son maître, car chacune des anciennes possibilités d’indépendance a été à peu près réduite à rien dans les conditions d’organisation de la société présente ». Source: Le Temps d'Algérie

 

Les Algériens préfèrent les essais aux romans

Selma Hellal co-fondatrice des éditions Barzakh (qui éditent Kamal Daoud) évoque dans TSA "l’énigme de la difficulté à toucher les lecteurs algériens en littérature".

"Alors, les éditeurs sont prudents, et optent pour de faibles tirages pour les romans (bien que les romans de Rachid Boudjedra, de Maissa Bey, d’Amin Zaoui, aient des tirages plus importants, étant donnée la renommée de leurs auteurs). Tandis qu’ils sont plus à l’aise avec les essais par exemple : les tirages sont toujours plus importants. Le livre des Chaulet par exemples (Le choix de l’Algériedeux voix, une mémoire, 2012, ndlr) a été tiré, dès le départ, à 3.000 exemplaires parce que nous savions qu’il avait un public acquis. Je pense aussi à La Martingale algérienne de Abderrahmane Hadj-Nacer, dont on peut dire qu’il a été un best-seller (avec plusieurs tirages en quelques mois). Ce genre d’ouvrages se vend bien mieux et de manière plus fulgurante que ceux de littérature. Les gens sont assoiffés de livres qui leur donnent des clés pour comprendre le pays, leur histoire, leur identité, leurs origines, tant leur désarroi est grand aujourd’hui." Source: TSA-Algérie

 

Le liège jijélien se bat contre le polystirène

"Wallah je croyais que cette entreprise n’existait plus !" commente un Jijélien à la lecture de d'un article de Fodil S rendant compte de la décision de l'entreprise publique Jijel Liège Etanchéité Spa de se lancer dans les travaux de pose d’étanchéité. «L’un des avantages de l’aggloméré de liège réside dans l’absence d’émission de substances dangereuses ou toxiques, contrairement au polystirène qui ne peut aussi se targuer d’avoir une  durée de vie comparable à celle du liège», assure le Pdg. Avec cette nouvelle activité, servie par des produits jugés de bonne qualité, la société espère pallier les méventes et utiliser davantage ses capacités de production. L'objectif est de passer d'un chiffre d’affaires annuel de près de 180 millions de dinars à  300 millions de dinars. Source: Jijel-info

 

Le paradoxe pharmaceutique algérien

L’industrie pharmaceutique locale est en surcapacité, conséquence de l’obligation pour les importateurs de produire et de la décsion plus récente, d’interdire l’importation des produits fabriqués localement. Le marché est ainsi dominé par les laboratoires étrangers qui distribuent en Algérie les médicaments les plus essentiels, alors que les producteurs locaux se limitent, pour la plupart, à la fabrication d’antibiotiques et de sirops. Saidal et d’autres producteurs tentent, cependant, d’investir les produits réservés aux laboratoires internationaux, via les génériques ou les partenariats avec de grands groupes étrangers. Encore faut-il que l’État régule cette industrie de manière à ce que la production s’oriente vers les médicaments les plus essentiels, ceux qui coûtent le plus cher actuellement. La voie du générique est l’une des solutions. Mais aussi la recherche dans les molécules en s’appuyant s’il le faut avec des partenaires de la rive Sud : Inde, Cuba… Lire dossier de Liberté.com

 

Rebrab et Mebtoul, paradoxe pharmaceutique, liège contre polystirène, Algériens pas romanesques, l'ancien espion conseille.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article