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Publié par Saoudi Abdelaziz

Question du jour: les Algériens sont-ils obéissants?

Extrapolant les péripétie de la riwaya des élections pour la présidence de l'organisation patronale FCE, l'écrivain-journaliste Kamel Daoud opère une éniemme resucée de son thème favori-communément répandu parmi les élites-, consistant à appliquer les règles d'allégeance en vigueur dans le système à l'ensemble du peuple des Algériens ordinaires. Il écrit sous le titre "L'abus d'obéissance nationale" : "Le plus important n'est cependant pas dans la candidature unique de Ali Haddad mais dans ce que cela signifie : l'abus d'obéissance. Plus nocif que l'abus de pouvoir si connu. L'abus d'obéissance semble aujourd'hui une règle politique et sociale en Algérie. Le régime demande une voix, on lui donne le corps en entier, le village, le puits et le bétail."

Hier, pendant que l'écrivain-journaliste écrivait son morceau de bravoure sur l'abus d'obéissance du "village",  les fermetures des routes se poursuivent à Béjaïa, pour la deuxième journée consécutive. La RN26 reliant Béjaïa à Alger via Bouira et la RN12 reliant Béjaïa à Tizi Ouzou via Adekar ont été fermées par les habitants de la commune de Fennaia Ilmaten au niveau du lieudit Bourbatache. Les protestataires réclament le raccordement de leurs localités au réseau de gaz naturel. Selon eux, en dépit de leur accord pour le passage du réseau sur leurs terres pour alimenter d’autres communes, leurs villages n’ont pas été raccordés au réseau. (Liberté)

Hier encore, les occupants de la cité Mokadem, située au centre-ville de Tizi Ouzou, à une centaine de mètres de la wilaya de Tizi-Ouzou ont, depuis dimanche, procédé à la fermeture de rues pour dénoncer les promesses non tenues de leur recasement avant les premières chutes de pluie.  Cette située est constituée de vieux taudis datant de l’époque coloniale, notamment le site dit Croissant-Rouge...

Hier encore, excédés par les promesses non tenues des autorités locales, les habitants des douars de Klib et de Abid, relevant de la commune d’Aïn Hedid, à 70 kilomètres à l’ouest de Tiaret, ont fermé, hier matin, la route nationale 14 sur le tronçon situé entre Ain Hedid et Frenda en signe de protestation contre leurs conditions de vie qu’ils jugent «déplorables». Encerclé par les forces antiémeutes de la gendarmerie, ils demandent la refection du chemin de wilaya n° 18, l’électrification de certaines zones et l’alimentation en eau potable.

Et encore, le siège de l’APC de Saharidj dans le wilaya de Bouira a été fermé par les habitants de M’zarir. Ce village situé à quelques encablures du col de Tizi N’kouilal, est mecacé par d’immenses rochers. “A l’approche de la saison hivernale, les chutes de pierres deviennent quotidiennes avec les intempéries. Cela fait déjà 3 ans qu’un dossier à été remis aux autorités pour procéder à l’évacuation des villageois vers un site sécurisé, mais en vain”, déplore Amar, un quinquagénaire de la localité.

Et même à Sidi Abdelaziz, les habitants du village Ladjenah se sont soulevé contre la pollution généré par un dépôt d’ordures sur les rives de l’Oued El Kebir, A Sidi Abdelaziz,  commune à vocation touristique de la côte jijélienne, l’atteinte à l’environnement est devenue un sujet préoccupant. Adam S. le correspondant local d'El Watan, n'est pas non plus très obéissant lorsqu'il écrit: "Nos multiples tentatives d’approcher le maire pour nous donner des informations sur sa commune, ses soucis écologiques, son tourisme et les solutions préconisées ont été vaines".

«Désormais, le temps est à l'action», lit-on dans le communiqué envoyé par le SNAP des postiers et signé par Mourad Nekache, membre du bureau exécutif de ce syndicat autonome qui demande l'attribution du récépissé du gouvernement qui légalise le syndicat. Tout en annonçant des "actions d'envergure" d'ici la fin de l'année, le syndicat organisera  «des sit-in périodiques devant le siège du ministère du Travail». Cette mobilisation permettra d'arracher leur droit à «l'exercice syndical, afin de redonner aux travailleurs d'Algérie Poste toute latitude d'agir pour garantir leurs intérêts moraux et matériels».  

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Nassima 14/11/2014 00:13

Avant j'ai été une fidèle lectrice de Kamel Daoud maintenant je ne daigne même jeter un coup d''oeil sur ses chroniques, le journaliste s' est réduit volontairement à un supplétif qui ne s'offusque pas à montrer son zèle doublé d'une tendance pathologique à qualifier les algériens ,les musulmans et les arabes de tous les maux,il a fait de Bouteflika une fixation qui à forcer de répéter est devenu sans aucun intérêt car la majorité des algériens savent qu'il est le mal absolu de ce pays. Toute, cette haine de soi que cultive KD nous rappelle le portrait du colonisé qui est fasciné par le colonisateur....cela reste insuffisant pour pouvoir s'attirer les grâces des cercles littéraires franco-sionistes ...il va encore doubler de férocité en inventant des maladies orphelines typiquement algériennes.l'abus d’obéissance est d'abord une tare de la personnalité KD il n'est pas libre il ne peut pas être libre et il n'a pas le droit de prétendre qu'il est une plume libre.

Safiya 11/11/2014 21:35

Ce "thème favori" ---communément répandu parmi les élites---" n'est, à mon sens, autant martelé par sieur Daoud, que dans le but de saper le moral, d'instiller le doute, la désespérance, l'éloignement et enfin, pour finir, le mépris pour ce peuple des Algériens ordinaires...

Quand on est loin du "terrain", d'aucuns pourront se laisser enfumer par cette prose "daoudienne" et des "zélites" consorts et finir par crier avec lui-eux haro sur le baudet en "oubliant" ceux qui font leur beurre sur son dos et ceux qui lui broute la laine. En effet, de la pure bravoure !

Mon peuple des Algériens ordinaires que je connais est lui récalcitrant, indiscipliné, un soupçon madré, débrouillard, autant de signes de son indéfectible liberté.

Une anecdote : je me souviendrais, à jamais, de ce jour de l'été 2006 et de ce marchand de légumes d'une rue commerçante de Haï Mekkari (ex-Saint-Eugène) à Oran. J'avais fait une remarque malencontreuse et ni d'une ni de deux, il m'a, vite fait, envoyé balader de la plus belle des manières et refusé de me vendre ses tomates, malgré son pauvre étal qui en disait long sur sa situation. J'en reste encore épatée. Ennif, j'ai compris ce jour-là, ce que cela signifie .

Un peuple libre ne peut être soumis même si des troupeaux de brebis galeuses sont à l'oeuvre... et pour preuves toutes ces actions pour le raccordement au réseau du gaz, pour le relogement, pour x ou y raison.

Haut les coeurs, nos lendemains seront forcément meilleurs !