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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Tunisiens et les Algériens restent ballottés entre la tentation de la fitna et le désir de  vivre ensemble dans les différences. Les rassembleurs et autres artisans de consensus n'ont pas bonne presse dans les médias dominants, encore fascinés par l'idéal de l'Etat fort, sissiste, capable de faire marcher à la baguette "la populace". Pendant que les Algériens et les Tunisiens pèsent le pour et le contre, le victorieux maréchal fait ses emplettes à l'Elysée.

 

Les Algériens vont-ils "se parler entre eux"?

"Le FFS a peut-être tort. Il a peut-être raison. Mais il aura essayé d’innover écrit ce matin Maamar Farah dans son billet du Soir d'Algérie. Il poursuit : "Et son mérite est d’avoir, au nom d’un réalisme qui fera date, pris le risque de sortir de son sempiternel «ni-ni» pour proposer aux Algériens ce qu’ils ne savent plus faire : se parler entre eux. Moi, je suis d’une simplicité qui frise l’évidence : entre l’UE et ces gars bien de chez nous qui, en plus, n’ont fait aucun mal en Libye et en Syrie, eh bien ! j’aurais choisi les enfants d’Aït Ahmed !"

 

Les Tunisiens entre le rassembleur et le diviseur

"Moncef Marzouki, fortement haï dans la très huppée banlieue nord de Tunis, peut même se prévaloir d'une grande prouesse note l'éditorial de K. Selim dans son éditorial. Les médias tunisiens, très partisans, l'avaient pratiquement enterré, il est toujours là. Et pas pour jouer les figurants. Face à Béji Caïd Essebsi qui a rapidement dégainé sur le thème de l'électorat présumé islamiste voire des djihadistes de son adversaire, Moncef Marzouki est dans une attitude offensive : il veut un débat télévisé en direct avec son adversaire. Le deuxième tour de la présidentielle sera donc âprement disputé. Béji Caïd Essebsi, le «favori» des «bourges», des laïcs, des anti-islamistes, des éradicateurs et des «bénalistes» sur le retour, dispose d'une avance qui n'est pas irréversible (...) La grande interrogation portera sur le choix de Hamma Hammami (7,82%). «Logiquement», il est plus proche de Moncef Marzouki que de BCE que ce soit au plan de la vision sociale ou de la méfiance à l'égard du vieux système policier. Mais à gauche, les passions idéologiques, cela s'est déjà vu, peuvent aussi amener à faire des choix où l'anti-islamisme prime sur tout le reste. Le deuxième tour sera passionnant à suivre car il y aura encore des leçons à tirer". (Source: Le Quotidien d'Oran)

 

Al Sissi fait ses courses à l'Elysée

François Hollande accueille aujourd’hui le président égyptien Al Sissi. Au programme des discussions : plusieurs centaines de millions d’euros de contrats d’armement. "L’ancien ministre égyptien de la Défense semble être devenu un interlocuteur respectable", écrit Warda Mohamed. Il précise : "Quand il s’agit de ventes d’armes, tout va très vite. A peine un mois après la présidentielle, le groupe DCNS, détenu par l’État et Thales, et spécialisé dans l’armement naval, confirme un contrat portant sur quatre corvettes, pour un montant d’un milliard d’euros, destinées à la marine égyptienne. D’autres ventes pourraient être finalisées cette semaine à l’occasion de la visite présidentielle, les militaires égyptiens étant notamment intéressés par le Rafale. La relation militaire entre les deux pays est ancienne. L’Égypte dispose d’avions Mirage et Alpha Jet de Dassault Aviation, de Crotale (Thales) et voudrait moderniser ses appareils. Sagem (Safran) et Thales travailleraient sur ce projet avoisinant les deux milliard d’euros." (Source: Bastamag)

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