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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L'Union Européenne se renseigne pour agir.

L'union des Etats européens envoient ses observateurs pour savoir ce qui se trame en Algérie, derrière l'agitation politique de surface. En titrant "Savoir pour prévoir", à propos des motivations de l'Union européenne, Omar Ouali l'éditorialiste de Liberté a choisi une version soft du rôle habituel du renseignement : "Savoir pour pouvoir" titre L'éditorialiste écrit (en vrac) : "Ils sont venus en éclaireurs pour savoir. Pour prendre la température in situ"."Pour chercher des éléments de lisibilité par rapport à ce qui bout actuellement dans la marmite algérienne". "Pour pouvoir, surtout, se projeter dans l’avenir et anticiper les évolutions politiques dont la survenue paraît, de plus en plus, inéluctable". "prendre les devants et se préparer pour les scénarios du futur"."Et tout changement, non maîtrisé en amont, de ce côté-ci de la Méditerranée, ne peut qu’avoir des répercussions de l’autre côté. D’où pour la délégation le besoin de savoir pour prévoir". 

“Ils voulaient nous écouter sur la situation générale du pays et sur la Constitution. On leur a expliqué la situation actuelle, les raisons de la naissance de la CNLTD, ses positions et ses dernières propositions",  raconte Soufiane Djilali. Quant à M. Benflis il a expliqué aux Européens qu' “Il y a aujourd’hui en Algérie une véritable crise de régime qu’il nous faut régler”. Il leur a même rédigé un aide-mémoire.

"Evolution par trop extraordinaire"

"Le pouvoir va-t-il vaciller devant cette exigence d'une Coordination dans laquelle on retrouve notamment Ali Benflis, le candidat à la présidence qui a apporté le minimum de crédibilité nécessaire à l'élection du 17 avril dernier ?" interroge K. Selim. L'éditorialiste du Quotidien d'Oran poursuit : "Il est bon de rappeler que M. Benflis avait été averti : le rôle qu'on lui a assigné en 2014 est strictement le même qu'en 2004. Et que comme en 2004, il a présumé de ses capacités et de ses soutiens. Le retrouver, aujourd'hui, dans la posture radicale appelant à mettre en œuvre l'inapplicable article 88 de la Constitution, traduit une évolution par trop extraordinaire". Mots de la fin "L'appel à la tenue des élections anticipées ressemble bien à l'artifice de l'article 88 : même si c'est écrit noir sur blanc, il n'existe pas".

"Il vaut mieux espérer qu'attendre"

Autres prémisses sans doute, mais même conclusion dubitative chez Chawki Amari qui écrit d'emblée dans sa chronique point zéro d'El Watan : "Présidentielle anticipée et déménagement programmé, c'est ce que demande en gros l'opposition sans vraiment y croire. Mais comme on dit en Algérie, «li yetmenna khir m li yestenna», il vaut mieux espérer qu’attendre."

"L'Algérie a deux oppositions".

C'est ce qu'affirme Abed Charef : "une opposition au pouvoir, et une opposition du pouvoir. La première tente d'élaborer un projet politique dans la douleur, pour le proposer comme alternative ; la seconde vit dans un long concubinage avec le pouvoir, entrecoupé par des brouilles éphémères qui lui permettent de réapprendre à parler comme une opposition, avant de retourner au foyer".

Amen, ainsi soit-il

Le président de l'APN Mohamed-Larbi Ould Khelifa"éminent universitaire", écrit dans la conclusion de la très longue contribution publiée en feuilletons par le Soir d'Algérie:

"La démocratie ne peut être construite que dans un Etat fort, sûr et juste où son élite au pouvoir tire parti de ses expériences historiques et décide de son avenir avec confiance et espoir. L'Etat ne peut être fort que si sa force demeure au service de son peuple et non utilisée pour son oppression et sa subjugation. Le critère majeur de la force de l'Etat réside dans la conviction des citoyens de leur appartenance, voire de leur identification à celui-ci, pour le meilleur et pour le pire".
 

Postcriptum. Les dividendes d'Echourouk

Le quotidien à grand tirage Echourouk a dépassé les bornes selon Slimane Laouari qui écrit dans son Point Net:

"Alors que la sélection nationale de football venait d’arriver à Bamako, ce journal nous sort le summum de l’horreur à sa une : «Ni bienvenue ni salut (traduction approximative de ‘la ahla oua la sahla’), le sida est devant vous et Ebola derrière vous» ! Atroce, perfide et abject propos d’un racisme nauséabond ! En plus, l’horreur semble être dite au nom d’un «patriotisme» sportif censé visiblement galvaniser joueurs, staff et galerie algériens ! Et… valoir quelques dividendes à Echourouk qui, on le sait, ne perd jamais le Nord quand il s’agit de rentabiliser une «sortie» ! Sinon, il aurait renoncé depuis longtemps à ce genre d’ouvertures haineuses. Celles qui font l’apologie de l’intégrisme, celles qui stigmatisent le Kabyle, celles qui appellent au lynchage des non-jeûneurs, celles qui indiquent les «églises clandestines», celles qui s’en prennent aux femmes sans hidjab, celles qui insultent les «laïcs» et la toute dernière qui crie à l’athéisme envahissant… l’Assemblée nationale ! La violence n’est pas que dans les stades, on l’aura compris !

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