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Publié par Saoudi Abdelaziz

Moussa Koussa, l'ancien chef des services secrets extérieurs de Kadhafi. © Reuters

Après l'exécution de Maamar Kadhafi, le 20 octobre 2011 à Syrte, des observateurs avait observé qu'il ne pourra plus plus témoigner de son appui financier à l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence (lire : Un agent français impliqué dans la mort de Kadhafi ?). De l'au-delà, le défunt semble poursuivre de sa malediction celui qui aspire à revenir au pouvoir.  

 

Les juges chargés d’enquêter sur le document publié par Mediapart concernant les financements libyens de Nicolas Sarkozy en 2007 ont désigné un collège d’experts en écritures. Rendue le 6 novembre, la conclusion des trois graphologues est formelle : la signature figurant sur le document est « de la main de Moussa Koussa », l’ancien chef des services secrets du régime libyen. Dans ce texte, ce dernier débloquait les fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le 5 août dernier, du Qatar où il s'était refugié depuis la chute du régime libyen, Moussa Koussa avait contesté sa signature, semblant lire au cours de l'audition un document préparé à l’avance, ce qui a amené les juges à la remettre à l'ordre. « Pourquoi avez vous besoin d’un document pour répondre à nos questions ? », ont demandé les magistrats.

Les experts judiciaires ont donc désormais tranché. Sans réserve. Saisis collégialement, en septembre, par les juges René Cros et Emmanuelle Legrand, trois experts en écritures ont conclu le 6 novembre que la signature figurant sur un document libyen publié par Mediapart, fin avril 2012, est « de la main de Moussa Koussa ». Les experts judiciaires valident donc l’authenticité de ce document, rédigé en décembre 2006, qui signalait le déblocage par le régime libyen d’une somme de 50 millions d’euros en faveur de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007.

Ces révélations sont au cœur de l’information judiciaire ouverte un an plus tard, en avril 2013, pour « corruption » sur le fond des faits de cette affaire franco-libyenne qui inquiète grandement Nicolas Sarkozy et ses proches.

Source: Mediapart

© Reuters

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