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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Il est parti, on l'a soigné, il est revenu" 

C'est la conclusion de la chronique de Kamel Daoud qui semble paraphraser avec dérision l'expression Veni, vidi, vici, (je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu)  employée par Jules César, expression devenu célèbre pour désigner un succès foudroyant. Notre écrivain s'est d'abord posé la question: "Faut-il écrire sur la énième hospitalisation de Bouteflika en France ? Presque non. La maladie de ce président est tombée dans le domaine de l'anecdote". Le fait-divers ne passionne donc plus les lecteurs. Mais, pour sa dissertation quotidienne alimentaire, Kamel Daoud est capable de transformer le plomb en or, par la seule force de son style, qui sublime l'anecdote : "En Algérie, on a regardé les TV françaises nous parler d'une affaire qui ne nous concerne presque pas. Ici, ce ne fut pas un événement, ni un non-évènement. Mais quelque chose de l'ordre du cycle et de la vie des feuillages : ils viennent, s'étalent, se consomment d'attendre puis se rétractent vers l'éternité". El Watan ne semble pas être sur la même hauteur de style. Gros titre en une :"Les Algériens accrochés à la santé de Bouteflika". L'édito est à l'avenant : "Impasse". Omar Berbiche confie en conclusion sa déception : "Mouloud Hamrouche est venu en rajouter une couche à l’imbroglio politico-juridique dans lequel est empêtré le pays, soulignant l’inapplicabilité de l’article 88 de la Constitution sur la destitution du président de la République

 

Ce qu'a dit Mouloud Hamrouche à El Oued*

"(...) Le régime ne peut plus rebondir et donner un nouvel élan à l’Algérie. Les partis ne peuvent, quelles que soient leurs attitudes et leurs positions, à eux seuls, construire un consensus national, garantir sa mise en œuvre et lui assurer une stabilité.

La voie du consensus signifie que toute proposition, d’où qu’elle vienne, d’un parti, du pouvoir ou de l’opposition dans sa diversité, n’est qu’une contribution parmi tant d’autres. Elle ne doit pas s’inscrire dans une logique de compétition ou être liée à des échéances politiques, mais converger pour sortir le pays de ses impasses. L’objectif, in fine, est de savoir comment mettre un terme au cycle de violence et éviter de rentrer, à nouveau, dans une instabilité politique et sécuritaire. La société peut se laisser tenter par toute déroute ou toute dérive.

L’urgence n’est pas à l’affaiblissement du pouvoir ou des partis ni à l’implosion des oppositions. Elle n’est pas non plus au maintien du statu quo ni à ramener un passé révolu. Car la désaffection et le discrédit sont réels. L’urgence est à la réhabilitation de l’Etat et de ses fonctions pérennes, à la primauté de la loi et à la prépondérance de l’action politique.
C’est avec ces conditions que nous pourrons construire un consensus national et assurer, dans la paix et la sécurité, un avenir pour les enfants de l’Algérie".

Extrait du texte de Mouloud Hamrouche lu au cours de la conférence débat du 15 novembre à El Oued et publié deux jours après, le 17 novembre, dans El Watan

 

Le tamazigh ne fait pas vivre

Rassemblement d'enseignants devant la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou. Des enseignants, en tamazight, mais aussi d’autres matières, issus du concours de recrutement organisé en 2013 par la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou sont sans salaires depuis 14 mois. 

 

A Constantine il est interdit de dialoguer

Les 200 contrôleurs et agents de la voie auraient décidé hier de rejoindre la grève des conducteurs du tramway de Constantine. La situation semble s'enliser à cause de l'absence de dialogue entre les grévistes et leur Direction. Djawad Dahdouh, le porte-parole des grévistes affirme que les responsables au niveau local disent ne pas être habilités à dialoguer avec les grévistes. C'est à Alger que tout se décide.

 

Bouira n'aime pas l'arbitraire

L’université Akil Mohand Oulhadj de Bouira a été paralysée hier, par une grève générale à l'appel des comités estudiantins. Motif: l'exclusion de trois militants étudiants du département des sciences économiques. La procédure expéditive est illégale, protestent les grévistes qui demandent leur réintégration immédiate : «Normalement c’est sur la base d’une décision du conseil de discipline qu’on décide d’exclure un étudiant de l’université".

 

Les lycéens ne veulent plus patauger

"Jeudi, ce fut la goutte qui a fait déborder la vase", écrit Mohamed Bensafi, le correspondant du Quotidien d'Oran à AïnTemouchent. Les élèves du lycée Hadj Bouziane Abdelkader ont donc séché les cours tout en fermant l'établissement. Situé sur le flanc bas de Souk-el-Tenine, le chef-lieu de la daïra de Oulhaça, le lycée est dans la zone qui a souffert le plus des dernières pluies, inondant de boue les voies d'accès du lycée. Les élèves veulent en finir avec ce problème endémique, ils exigent le réhabilitation de la chaussée, mais aussi le règlement du problème de transport et de la sécurité devant l'établissement. Le dialogue est en cours...

 

Deux poids deux mesures?

 «Architecture, défi du 21e siècle» c'est le thème d'un séminaire organisé à Constantine par  l'Ordre des architectes. Lamia Djeradi présidente du bureau de Constantine de l'Ordre indique que, dorénavant, sa corporation sera associée pleinement par les pouvoirs publics aux programmes de réalisation de logements et des équipements publics qu'apportera le prochain plan quinquennal 2015/2019 . Pendant ce temps, à Oran, 1400 aspirants architectes exigent que le titre d'architecte soit reconnu par l'Ordre dès l'obtention du master, comme cela se faisait pour les anciens diplômé du système classique. Ces étudiants du département d'architecture et d'urbanisme de l'université Mohamed-Boudiaf observent une grève illimitée depuis plus de 15 jours. Le mouvement s'étend à Tlemcen, Laghouat et Chlef. (Source: Le Quotidien d'Oran)

 

Innovation algérienne: la démocratie par le haut

Le ministre de l'Intérieur prend en main la formation démocratique des maires. C'est Hocine Mebarki, l'éditorialiste de L'Expression qui l'annonce : "Le message contenu dans les élections locales du 29 novembre 2012 est clair. La majorité a boudé les urnes. 44% seulement des électeurs ont voté. Deux années après ces élections, le gouvernement réagit. Depuis hier et jusqu'à jeudi prochain, 506 maires sont en formation. Soit le tiers des maires du pays. Deux autres sessions sont prévues pour les autres". Autre bonne nouvelle: "Le wali d'El Tarf n'a pas été avec le dos de la cuillère. Il a mis en garde les maires contre le non-respect des journées d'audience réservées aux citoyens. Il a même promis des sanctions". Bof!

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