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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo. Christopher Smith, le sous-sécrétaire américain à l'énergie fait la une 

Sur ce sujet qui inquiète fortement en Algérie, on assiste à un changement du discours médiatique des "réformateurs". Donnent-ils des gages pour s'insérer dans le consensus en cours de construction (difficile) au sein du système?

"Je ne peux pas me prononcer sur des questions que je ne maîtrise pas", avait répondu en mai dernier Mouloud Hamrouche, à une question sur l'exploitation du gaz de schiste au cours d'un débat public à Oran. "L’exploitation des hydrocarbures de schiste a trouvé consensus au sein du pouvoir, qui ne pas voit d’autre alternative au pétrole" affirmait en mai 2014 Abderrahmane Hadj-Nacer l'ancien gouverneur réformateur de la Banque centrale.

Dans les médias influencés par le "courant hamrouchien", on assiste actuellement à un discours plus engagé en faveur de l'exploitation du gaz de schiste.

Sur la décision d'utiliser bientôt la fracturation hydraulique sur une grande échelle, pas une once de réserve ou d'inquiétude dans l'article du site hamrouchien Maghreb Emergent. L'article de Abed Charef rapportait hier les propos de Saïd Sahnoun, le PDG par intérim de Sonatrach, avec un zèle inhabituel chez ce "journaliste critique". Le titre de l'article porte sur "l’offensive de charme de Saïd Sahnoun". Mission accomplie.

Extraits: A propos de la fracturation hydraulique: "Du reste, les techniques utilisées ne sont pas si nouvelles, a expliqué le PDG de Sonatrach : on change seulement d’échelle. Sonatrach maîtrise déjà les puits horizontaux, car « 60 à 70% » des puits forés dans la région de In Salah sont horizontaux, a t-il indiqué. Quant à la fracturation hydraulique, si décriée, elle est déjà pratiquée dans les puits conventionnels et pour le gaz de schiste, on change seulement d’échelle, avec dix à douze opérations de fracturation, au lieu d’une seule pour le conventionnel. La protection de l’environnement sera assurée, selon lui, par trois facteurs : la distance entre le forage et les nappes d’eau, le respect des procédures, et « la qualité de l’ouvrage ».

Tout baigne aussi dans Le quotidien d'Oran, le pendant écrit du site Maghreb Emergent. Abdou Benabbou le hamrouchien directeur de publication se dévoue en personne ce matin. Il interviewe Christopher Smith, sous-secrétaire d'Etat US à l'Energie, qui, "en visite à Oran, il a bien voulu se prêter en exclusivité aux questions du Quotidien d'Oran". On lui a posé "les bonnes questions".

EXTRAITS

Quotidien d'Oran: Quels sont les défis environnementaux que les Etats-Unis ont identifiés et qui sont applicables à l'Algérie?
Christopher Smith : C'est une bonne question et elle est très importante. Nous sommes très sensibles à la question de l'environnement et nous avons toujours veillé à ce que la production soit réalisée d'une manière respectueuse pour l'environnement. Il doit y avoir une protection des eaux souterraines, en minimisant l'eau utilisée et en s'assurant que l'eau potable soit utilisée efficacement. Nous essayons aussi de réduire les émissions dans l'environnement.

QO. Comment les Etats-Unis gèrent-ils la question de la fracturation hydraulique et son impact sur les eaux souterraines?
CS. Sur la fracturation hydraulique, la méthode utilisée dans la construction des puits est l'élément principal à prendre en considération. La conception est donc très importante.
Comme les puits vont tous à travers la nappe phréatique avant d'atteindre les réservoirs de schiste, la potion de nappe phréatique du puits doit être protégée de manière adéquate.

"Nous sommes sensibles", "nous essayons", "on doit",  Amen...

 

 

Les "réformateurs" se sont-ils convertis à la fracturation hydraulique?
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Safiya 14/10/2014 17:44

Comme vous le dites si bien Amen, la messe est dite il ne nous reste plus qu'à attendre la mise en terre du cercueil...