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Publié par Saoudi Abdelaziz

Un lecteur m'a écrit pour relever que le blog ne colle pas au rythme de l'actualité mouvementé de ces derniers jours, telles qu'elle se lit sur les unes des quotidiens et sites algériens. Un événement historique pourtant: Les policiers marchant vers El Mouradia n'avaient-il pas un air de famille avec ces marins de la Baltique voguant en octobre 1917 sur le croiseur Aurora, vers le palais du Tsar de toutes les Russie. Juste un article dans le blog au lendemain du mouvement des brigades de répression (ALGERIE. Les brigades anti-émeute ont tapé dans le mille). 

 

Ce matin, les flics révolutionnaires ont disparu des unes des journaux et sites algériens. Restent des chroniques désenchantées.

 

"Fainéants, vous auriez pu en profiter quand même !" grogne Maamar Farah le billettiste et néanmoins patron du Soir d'Algérie, s'adressant au peuple qui a lâché les flics bolchéviques. "Lorsque les flics chargés de stopper les marches s’étaient rassemblés du côté de la présidence, les gens auraient pu faire un effort : sortir en masse, marcher quoi, brandir des banderoles, crier «dégage !»… Pas l’ombre d’un casque bleu, ni d’une matraque : la rue était à eux et ils n’en ont pas profité ! Terrible constat : l’assistanat généralisé fait que nous attendons que les policiers, les pompiers et les douaniers fassent la Révolution à notre place!" Maamar Farah

 

Kamel Daoud. moud son grain habituel. Le peuple reste tel qu'en lui-même-un gros tube digestif- et les marches de policiers n'ont pas sorti le lauréat de son désamour, bien au contraire. "En Algérie, face au régime, c'est chacun pour soi. Avec de meilleurs salaires, les policiers vont frapper plus fort, plus violemment et seront plus obéissants au pouvoir. Donc méfiance. D'où ce cas fascinant: les mouvements sont nombreux, mais se désamorcent vite, à l'instant exact où ils peuvent devenir une révolution".

 

Dans l'édito d' El Watan, Hassan Moali et c'est sans doute le seul parmi ses confrères désenchantés, qui garde encore le souffle de l'épopée. "Symboliquement, beaucoup ont assimilé cette mutinerie à un coup d’Etat à blanc… Le déploiement de la Garde républicaine prouve en tout cas que le Palais a vacillé face à ce bataillon de policiers poussés à bout".

 

"Parlons argent, pas politique" rétorque Mustapha Hammouche. "La société est d’accord avec le pouvoir ; parlons argent ! Mais ne parlons pas de développement, d’aménagement, d’investissement, de durabilité… Non, parlons argent et parlons cash ! Et le pouvoir est d’accord avec la société".

 

Mais ces chroniqueurs d'abords crédules puis désenchantés auraient du s'en tenir aux bonnes vieilles boules de cristal de la mouradiologie pour analyser ce qui se passe dans le sérail et explique tout événement en Algérie. Ni les policiers, ni le peuple ne tiennent le mane, explique Abed Charef qui aime lire dans la boule, avec délectation, même lorsqu'elle change d'avis, ce qui fréquent avec les boules : "Le général Hamel est l'un des hommes de confiance du président Abdelaziz Bouteflika. Son nom a même été avancé comme un possible successeur du chef de l'Etat. L'offensive tous azimuts attribuée au président Bouteflika contre le DRS devait forcément renforcer le pouvoir de la DGSN, avec le risque de voir le général Hamel devenir, à terme, plus puissant que le général Toufik Mediène, patron du DRS. Le jour même où commençaient les actions de protestation des éléments de la DGSN, un site Internet annonçait le retrait des colonels du DRS qui exerçaient dans les ministères, et qui faisaient souvent office de ministre bis". CQFD.

Le mois d'octobre n'a pas été perdu pout tout le Monde. "Le lobbying des organisations patronales pour l’élaboration du projet de code du travail a été payant" annonce Le Quotidien d'Oran

 

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