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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les députés du FFS veulent de nouvelles règles. En démissionnant de son poste de député, il y a quelques mois, Bouchachi avait décrit la fermeture du jeu parlementaire par le bureau de l'APN.  Dans un communiqué rendu public hier, Mohamed Nebbou le nouveau secrétaire du FFS  confirme que les députés de son parti  exigent de nouvelles règles du jeu.  "Le FFS a réitéré son refus de siéger au sein du bureau de l’APN et d’assurer la présidence de commissions pour exprimer sa contestation quant au fonctionnement de l’institution et pour rester cohérent avec sa participation tactique aux élections législatives de 2012. Le FFS veut aussi, par cette décision, mettre au jour le refus du bureau de l’APN d’un fonctionnement démocratique".

"Drôle de logique", titre l'éditorial de Kamel Moulfi dans Algérie patriotique à propos du communiqué de Mokrane Aït Larbi appelant l'ANP à «convaincre le Président de la nécessité de parvenir à un accord urgent entre l’opposition et le pouvoir, autour d’une plateforme commune». L'éditorialiste écrit: "Le message de Me Aït-Larbi peut être compris comme une sollicitation de l’armée pour qu’elle procède au transfert du pouvoir à l’opposition, tout en excluant que l’armée y participe, puisque, selon lui, elle n’a pas vocation à exercer le pouvoir. Il faut reconnaître que la démarche de Me Aït-Larbi repose sur une drôle de logique. Mais elle traduit surtout l’impasse actuelle et le manque de perspectives qui caractérise l’opposition". Après avoir rappelé l'éditorial d'El Djeïch de juillet 2014 affirmant "le retrait définitif de l'ANP de la scène politique", Kamel Moulfi conclut: "C’est clair : l’opposition doit se hisser, par son propre effort, à la hauteur des exigences de son rôle politique qui consiste à préparer le changement". 

El Watan veut sauver le soldat Si Ali. Dans le site du Quotidien d'Algérie, une tribune reflétant des segments de l'opposition non officielle, Saïd Radjef  analyse la travail des médias algériens. Il note  : "La structuration et la hiérarchisation de l’information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme. Or depuis plus de 50 ans, la presse écrite et les journaux télévisés, sur ordre des services qui ont en charge la mission de contrôler et d’orienter la foule, font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d’importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d’obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler". Après avoir réglé leur compte aux journaux télévisés, le chroniqueur du Quotidien d'Algérie se tourne vers la presse écrite : "Samedi et dimanche, la presse écrite trace une fois de plus les lignes rouges au clan Bouteflika à travers des manipulations (sous couvert d’un combat démocratique) encore plus élaborées, hautement sophistiquées. Face à un président qui réclame son statut de chef d’Etat, on sort le grand arsenal. En associant le clan présidentiel à de nombreuses affaires judiciaires et en le faisant passer pour un clan mafieux, loin de refléter les attentes légitimes du peuple, El Watan dans son édition d’aujourd’hui dimanche, est visiblement en mission périlleuse : empêcher coûte que coûte Bouteflika de se réapproprier les prérogatives que lui confère la constitution et sauver le soldat Si Ali"

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