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Publié par Saoudi Abdelaziz

Alger-foyer civique

COUP DE SEMONCE. Réunis hier (en l'absence de Sidi Saïd), les fédérations de corporations affiliées à l'UGTA mettent à nue les "visées" hostiles au monde du travail qui inspirent les innovations proposées par le gouvernement sur les contrats de travail, le droit de grève, le travail des enfants, etc. Ils estiment aussi que l'article 87 bis sur le salaire minimum, imposé par le FMI dans les années 90, n'est pas durablement abrogé, en dépit des gains possibles dans l'immédiat. Comptes rendus de presse.

 

"Lors d’une rencontre tenue hier à la Maison du peuple, les responsables des fédérations, en l’absence du patron de la Centrale syndicale, ont jugé ce nouveau code liberticide, voire contre-révolutionnaire, dans la mesure où il remet en cause la participation des travailleurs, notamment dans les conseils d’administration où la parole leur serait interdite, selon le projet de code.
L’introduction des CDD est jugée comme un recul consacre la précarité du travail. Les responsables des fédérations UGTA ont estimé que les futurs détenteurs de CDD auront du mal à bénéficier de nombreux avantages, à l’image des crédits à la consommation. Selon eux, les banques hésiteraient à donner des crédits aux détenteurs de contrats de travail à durée limitée. Autre recul relevé par les fédérations : le projet de code du travail mentionne le travail des enfants dans certains secteurs"
. (Liberté)
 

 «Ce code montre comment on casse le syndicat en obligeant ses représentants à choisir entre leur mandat de syndicaliste et celui de membre des organes de participation, c'est aberrant !», lance le président de la Fédération des ports. «Si un syndicaliste n'a pas le droit de faire les deux, alors le gouvernement ne peut avoir de ministres militants dans des partis politiques !», ajoute-t-il. Au même titre que beaucoup de syndicalistes, il recommande la suppression des articles 167 et 174. La Fédération des travailleurs de l'électricité et du gaz affirme alors que «ce code est répressif et désavantageux pour le syndicat et les travailleurs». Pour son président, «le seul avantage pour le monde du travail, c'est l'abrogation de l'article 87 bis». Encore qu'il faille ne pas trouver dans cet avant-projet de code du travail une définition du SNMG confortant cet article pourtant abrogé. C'est ce que relève le président de la Fédération des travailleurs du textile en lisant l'article 130 qui stipule : «Le salaire national minimum garanti comprend le salaire de base ainsi que les primes liées à la productivité, au rendement et aux résultats du travail. Les primes et indemnités exclues du contenu du SNMG seront définies par voie réglementaire». Le responsable syndical interroge alors : «Qu'est-ce qui a changé?» En plus, il pense que «la voie réglementaire» est un moyen pour faire traîner les choses. «On la connaît, elle prévoit des textes qui tardent toujours à être adoptés et appliqués», affirme-t-il. Il appelle à la suppression de l'article. Le harcèlement sexuel est aussi, selon les syndicalistes, «cet autre fléau qui continuera de menacer la femme si ce code est adopté tel qu'il est». Ils pensent que «les CDD, de par leur consécration dans ce code, constituent une arme redoutable offerte aux employeurs lorsqu'il est question de harcèlement sexuel».
Le représentant de la Fédération des travailleurs des forêts synthétise les propos de ses «camarades» et souligne, convaincu, que «le code renforce les employeurs, restreint les droits syndicaux, institue l'emploi précaire, fragilise le front social, facilite les procédures de licenciement, encourage l'emploi des enfants et casse les instruments de protection des travailleurs». A ceux qui rappellent la qualité «d'avant-projet du code», les syndicalistes répondent
«oui, mais ils montrent bien la vision et les visées du gouvernement».(Le Quotidien d'Oran)

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