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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'Algérie est dirigée par un parti secret affirme Sid Ahmed Ghozali, dans une interview à El Khabar où il explique la formation du "Système". Après la mort de Boumediene en 1978, "le noyau sécuritaire s'est étendu à l'administration, l'économie et la société. Le véritable régime est donc un parti secret qui dispose de 2 à 3 millions de membres qui tiennent les appareils de l'Etat et ses moyens. Ils sont désignés par le noyau des services et travaillent pour eux".

2 à 3 millions? Un petit calcul: si chacun des membres du parti secret avait sous sa dépendance une famille moyenne de 04 personnes, on aurait de 08 à 12 millions d'Algériens vivant sous la coupe du "parti secret". En comptant la famille élargie, les effectifs montent à 16 ou 24 millions d'adeptes. Ghozali dit à propos des élections : " Tout le monde sait qu'il y a un ordre secret qui choisit". Sur 38 millions d'habitants que compte l'Algérie, si selon l'ancien Premier ministre la société secrète détient la majorité absolue, alors nous vivons en démocratie! L'usage des chiffres permet d'exorciser le système, en le simplifiant, et de justifier l'impuissance des dissidents du parti secret, à "gagner les masses". Un autre dissident, Mouloud Hamrouche avait chiffré à 03 le nombre des "décideurs", tandis que 'ex général Benhadid avait chiffré à 07 les membres de la "coupole" qui coordonne la prédation financière.

 

Jijel croule en été selon Nedjma Rondeleux qui conclut ainsi un article intitulé "Jijel, convoitée pour ses plages, ploie sous les estivants et l'absence de loi":

« Ce n'est pas du tourisme, c 'est une foule qui déambule et qui ne sait pas où aller. Il n'y a pas d'infrastructures de tourisme dans la ville et ses environs et il n'existe aucune régulation pour le secteur », juge, sévère, un habitant de Jijel depuis toujours.

« Les gens louent des appartements à n’importe quel prix et n'importe comment. Cette année la location est arrivée à 8.000 dinars la nuit », s’indigne ce septuagénaire travaillant en libéral.

« Jijel est une ville qui a un fort potentiel touristique pour ses plages, ses montagnes et sa beauté naturelle mais l'Etat ne fait rien pour garder la nature ; ils l'abandonne ou la bétonne », conclut-il, amer.

 

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Moufdi-Zouheir 27/11/2014 13:21

S'il fallait rappeler un peu l'histoire de la région de Jijel, il y a lieu de savoir que, du temps du colonialisme, en 1839, 1853 etc, quand le lieutenant Saint-Arnaud, de triste renom, à propos de qui Victor Hugo avait écrit qu'il "a les états de service d'un chacal", quand la région avait donc commencée à être investie par la soldatesque française, il lui a fallu près de quarante avant d'arriver à "pacifier" les populations locales. Dans la région de Jijel, la France, comme on dit chez nous: "klat rass'ha". Les historiens francçais n'ont pas tout rapporté de l'histoire de manière objective. Des statitistiques sont restées cachées ou inaccessibles au public.

Les soldats français à l'assaut de la région de Jijel sont tombés par milliers. Déjà lors de la fameuse expédition du "Duc de Beaufort", du temps du roi soleil. Laquelle expédition s'était soldée par un échec retentissant au point que même le roi avait dû le cacher à ses sujets.

Si la région de Jijel est demeurée longtemps délaissée par le pouvoir, en la laissant dans un état de déshérité et de désertion, c'est bien entendu par que ce pouvoir là a été désigné, déjà en 1958, pour continuer la colonisation après que la France se soit retirée d'Algérie.

Ce pourquoi on assiste à ces phénomènes d'accaparement des meilleures sites côtiers par l'armée déjà, en plus de ces prédateurs affairistes de tout poil, qui ont en après le foncier.

Ainsi, devant le peu de réaction du citoyen jijelien à défendre sa ville et au reste à défendre leur territoire, c'est toute la région qui est ainsi proposée à l'enchère.

Et c'est loin d'être terminé !