Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Le Premier ministre Sellal a notamment rencontré le patron de General Electric, Geffrey Emmelt. Le dirigeant de la firme américaine viendrait prochainement en Algérie pour de nouveaux projets, un an après la signature d’un contrat de construction de 6 centrales électriques pour 2,2 milliards de dollars. C'est ce que rapporte l'agence officielle APS.

Sous le titre "Le contrat et la Constitution" Mustapha Hammouche, commente dans LIberté les résultats de la visite américaine du Premier ministre.

EXTRAITS

"Dans son dernier livre, Hard Choices, paru en juin, Hillary Clinton rapporte avoir fait du lobbying auprès du président Bouteflika pour obtenir un contrat de deux milliards et demi de dollars pour General Electric.
Quand on apprend, sous la plume d’une secrétaire d’État, que la puissance américaine use de telles pratiques pour s’assurer des marchés, on ne peut qu’accueillir avec un certain scepticisme les leçons d’alternance démocratique assénées par son successeur. Et le discours de John Kerry, sommant les dirigeants africains de ne plus “modifier les Constitutions pour se maintenir au pouvoir”, prend alors toute sa mesure théâtrale.

Une fois qu’il a subi, comme ses collègues africains, l’éprouvant discours sur l’alternance, Sellal, représentant d’un président ayant modifié la Constitution pour se libérer de toute contrainte de limitation de mandat, n’a plus eu à parler de démocratie à Washington : le programme s’est poursuivi par des discussions avec le secrétaire à l’Énergie, Ernest Moniz, la secrétaire au Commerce, Penny Pritzker, et des patrons de multinationales, comme… Geffrey Emmelt, P-DG de General Electric.

La démocratie, en Afrique et au Moyen-Orient, ne peut pas être l’affaire des Américains, ni même celle d’autres puissances, démocratiques ou non. Les évolutions politiques des nations ont toujours été le fait de la volonté des peuples. Les partenaires peuvent les accompagner ou les contrarier. Ce qui dépend des calculs nationaux de ces puissances. Ce que l’on a appelé “le printemps arabe” fut une occasion de vérifier le détachement des puissances occidentales vis-à-vis de la revendication démocratique dans la région concernée, une revendication durablement piégée par le déni du droit national palestinien… Si Israël peut continuer à laminer la réalité palestinienne sans que cela perturbe les approvisionnements mondiaux en hydrocarbures, il n’y a pas de raison de se précipiter dans le règlement de cette question de droit international."

AP Photo/Jacquelyn Martin

AP Photo/Jacquelyn Martin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article