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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Le temps est fini pour le gouvernement de s’abriter derrière la crise que traverse le pays pour ne rien faire".

Synthèse blog, 24 août 2014

 

Malgré des tentatives d’intimidation, la grève générale a été suivi les 21 et 22 août sur l’ensemble du territoire. "Cette grève a été bien accueillie chez les syndiqués. Les propos tenus par certains d’entre eux croisés dans la circulation ne laissent aucun doute à ce sujet" rapporte Aboubacar Dicko qui précise qu'à Bamako, à l'exception des transports publics, c'est la paralysie quasi-totale. Quant au reste du pays, les régions de Gao, de Tombouctou et de Sikasso ont également répondu à l’appel de l’UNTM. Même les travailleurs de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) étaient en grève obligeant le gouvernement à faire appel au DIRPA, le services d'information de l'Armée pour  couvrir la séance plénière de la l'Assemblée nationale...

Les grévistes revendiquent entre autres le relèvement significatif de la valeur du point d’indice pour leur assurer une retraite digne de ce nom, l’augmentation de l’allocation familiale à 4 000 FCFA au lieu de 2 000 FCFA pour tous les salariés, la diminution de l’impôt sur le traitement des salaires (ITS) et la baisse des loyers de maison d’habitation et des tarifs de l’eau et de l’électricité.

Propos de grévistes. Mamadou Diarra, salarié du secteur privé affiche un air révolté : "nous sommes avec notre syndicat et nous partageons les décisions qu’il a prises au nom de tous. Nous sommes prêts aussi à le suivre même s’il faut aller en grève illimitée, car trop c’est trop" .Même son de cloche chez cette secrétaire de bureau qui pense que depuis des années, les syndicats se sont laissés embobinés par les gouvernements. Selon elle, avec cette grève, "même si le syndicat n’obtient pas gain de cause pour des revendications qui sont d’ordre social, il aura réussi à lever le voile sur le manque de volonté de l’Etat à améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs" . D’autres estiment que le temps est fini pour le gouvernement de s’abriter derrière la crise que traverse le pays pour ne rien faire.

"Le moins que l’on puisse dire c’est que le nouveau bureau de l’UNTM a réussi son baptême de feu à travers cet arrêt de travail de deux jours" écrit Boubacar Paitao dans L’Indépendant du 22 Août 2014.

Selon  Bamako.com l'initiative de l'UNTM a été soutenu par d'autres centrales syndicale. Le  15 août, la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (Cstm) reconnaît la légitimité du cahier de revendications de l’Untm déposé auprès du gouvernement et du patronat. En conséquence, il les encourage à défendre ces revendications et doléances. Il a enfin renouvelé sa disponibilité aux concertations périodiques entre les deux centrales afin d’aboutir à des actions communes. En outre, le syndicat autonome de la magistrature (Sam) a aussi, dans un communiqué, le 19 août, invite le gouvernement à tenir compte de la situation très précaire des salariés. 
 

Photo DR

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samarez 25/08/2014 09:36

là il y a une bouffée d'émerveillement
devant les luttes des travailleurs rassemblés
à travers tout le Mali

"Bamako, … Gao, de Tombouctou et de Sikasso ont également répondu à l’appel de l’UNTM. Même les travailleurs de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali "

un des réels moyens de mettre en échec tous les essais de déstabilisation et de partition du Mali