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Publié par Saoudi Abdelaziz

Evoquant l'appel du parlement à une intervention militaire étrangère, l'éditorialiste d'El Watan explique naïvement : "On n’appelle pas sans raison à l’intervention étrangère, cela aurait été un acte de trahison (...)."Ceux qui ont pris une telle initiative considèrent que leur pays est menacé d’éclatement et la population civile vit une menace extrême". A propos de l'institution qui a fait appel à l'étranger Mohamed Larbi écrit : "ses institutions -que l’on dit provisoires sans être solides et qui ne font pas consensus".

Abdelaziz Rahabi ancien ambassadeur, ancien ministre explique dans Liberté.com les motivations de l'intérêt aigû des Occidentaux: "En Libye, les enjeux économiques sont énormes et le gaz libyen peut représenter pour l’Europe une des options de substitution au gaz russe qui s’est transformée en une redoutable arme diplomatique contre l’Europe. C’est un atout majeur, d’autant plus que l’Algérie ne peut, à court terme, dégager des quantités supplémentaires de gaz naturel. À ce titre, la stabilisation de la Libye devient une priorité pour l’Europe..."

Le Premier ministre algérien a fait sa mise au point de Washington, excluant l'intervention de l'ANP . De son côté, Mounji el-Hamdi, le ministre tunisien des Affaires étrangères, a déclaré à la presse tunisienne: «Nous rejetons toute intervention étrangère en Libye et en dehors de la Libye, nous sommes des Etats indépendants et nous croyons que la solution politique est la meilleure pour résoudre le conflit libyen.»

K. Selim écrit dans Le Quotidien d'Oran: "Aujourd'hui, il n'est pas question d'intervenir en Libye, on suggère avec une insistance qui se transforme en pression aux «pays de la région» qui en ont les moyens de faire le «boulot». Avec un argumentaire qui a été relayé, avec un certain simplisme chez nous, que si on ne va pas «traiter» le problème en Libye, ce problème viendra chez nous. Pour certains, cela peut être l'occasion de s'arrimer à l'Empire en se faisant le poste avancé de la lutte contre le djihadisme et l'islamisme. Abdelmalek Sellal, qui a encore rejeté toute intervention de l'armée algérienne en Libye, a parlé de «piège». C'est le cas de le dire même si on entend un discours faussement flatteur qu'une intervention dans ce pays ne serait que l'expression d'un statut de «puissance régionale» voire de «leader».
L'éditorialiste du quotidien d'Oran conclut:

"L'Algérie ne peut se permettre de se désintéresser de ce qui se passe en Libye, c'est un fait. Il y a un travail «d'intelligence», pour reprendre le terme anglo-saxon, à faire. Une action politique à tenter pour essayer de parvenir à un arrangement entre des protagonistes libyens. Pour ce type d'action, il n'est pas besoin d'autorisation, ni d'amendement de la doctrine. Ce qui compte ce sont les ressources dont on dispose et la capacité à parler avec des Libyens qui, pris dans la folle bataille du pouvoir, ne se rendent pas compte qu'ils seront tous perdants. Il y a quelque chose à faire entre Zentan et Misrata et ce n'est pas l'envoi de soldats".

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