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Publié par Saoudi Abdelaziz

Au cours de sa dernière conférence nationale, le FFS a continué de peaufiner sa ligne politique, structurée par l'objectif d'une conférence visant à instaurer un "consensus pour une alternative démocratique". A l'inverse des autres composantes de l'opposition issues de l'establishment -pôle démocratique et autre CLTD- qui privilégient les "coups médiatiques", le parti d'Aït Ahmed s'est jusqu'ici limité quasi-exclusivement au travail interne hors médias. Avec l'envers de la médaille. "En attendant ce jour, je m'ennuie quelque fois", dirait le défunt Jacques Brel. Le FFS, ses portes- paroles et ses organisations semblent paraysés, sans initiative, sur les nombreux sujets sensibles et sur les domaines concrêts où les citoyens jugent à la longue de la clairvoyance politique d'un parti. Avec de loin en loin, un article du député Zerguini... Le FFS s'était-il mis en réserve du consensus? Après avoir discuté du bilan du sécrétaire général, le conseil national le remplace par le député d'Alger Mohamed Nebbou. Pourquoi? Qu'est-ce qui cloche dans ce bilan? Qu'est-ce qu'on a décidé de mieux faire? On n'en saura rien, sinon que cela s'est fait "en application des statuts du parti et du principe d’alternance démocratique". L'autocritique n'est pas rentré dans les moeurs du "parti d'Aït-Ahmed". S. A.

Le compte rendu de Libre Algérie.

 

Conseil National du FFS : Cap sur la conférence national de consensus

Par Chafika Djenadi, 10 août 2014

Réunis en session ordinaire, aujourd’hui, à Alger, les membres du conseil national du FFS se sont penchés sur les deux points retenus à l’ordre du jour, à savoir les modèles de consensus, le cas algérien et bilan et perspectives. En attendant l’université d’été qui se tiendra au courant de la première semaine de septembre à Béjaia, le FFS ne semble pas prendre de répit cet été puisque après le conseil national rendez-vous est donné pour la commémoration du 20 aout. Un événement dont la symbolique et le contenu sont importants pour le FFS qui, depuis son dernier congrès, travaille d’arrache-pied pour reconstruire le consensus national.

nebbou

Mohamed Nebbou remplace Ahmed Betatache. Photo DR

Lors de son intervention devant le conseil national, Ali Laskri, membre de l’Instance Présidentielle du parti, a tenu à rappeler que « l’enjeu d’aujourd’hui est la reconstruction d’un consensus national pour une alternative démocratique » et que « seul un changement du système » garantira « la sécurité nationale, la stabilité et la cohésion sociale. ». Pour Ali Laskri « Au FFS , nous sommes convaincus que toutes les composantes de la société n’attendent que la volonté politique des différentes parties, pouvoir et opposition, pour s’impliquer et s’engager dans la concrétisation et la réussite de la conférence nationale de consensus . ».

L’orateur, après avoir rappelé les résolutions du 5ème congrès et les différentes conférences organisées par son partis pour lancer les assises d’une conférence national de consensus, a tenu à réaffirmer que « le FFS a exposé sa démarche et sa vision du consensus » sans rien céder sur la ligne politique du parti et ses objectifs.

Pour sa part, Mohand Amokrane Chérifi, également membre de l’Instance Présidentielle, a présenté une communication sur les modèles de consensus à travers le monde. En analysant ces modèles, l’orateur mis en exergue les leçons à retenir en affirmant que « Il ressort de ces modèles des caractéristiques similaires, pouvant servir de référence pour la réalisation d’un consensus national pour un changement démocratique du système de gouvernance politique, économique, social, culturel et environnemental, notamment ».

Le conférencier n’a pas manqué de soulever au sujet du pouvoir qu’aucun « processus de dialogue entre le pouvoir, l’opposition et la société civile n’a pu aboutir à un consensus national sans la volonté politique des régimes en place », et d’ajouter concernant le cadre du dialogue que « le cadre privilégié doit être inclusif, neutre, transparent et sans préalable. Les participants ont un statut identique, qu’ils soient du pouvoir, de l’opposition ou de la société civile ».

Le conseil national a eu également, dans la séance de l’après-midi, à débattre du bilan présenté par le premier secrétaire, Ahmed Betatache. Un bilan d’une année qui a rendu-compte de l’activité du parti depuis le dernier congrès organisé en 2013. Cette instance du FFS s’est penché aussi sur les perspectives et dont la conférence nationale de consensus tient une part importante dans l’agenda du parti.

Source: http://www.libre-algerie.com

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