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Publié par Saoudi Abdelaziz

C'est le titre de la conclusion du long point de vue publié aujourd'hui par Dominique Villepin intitulé « Ne laissons pas le Moyen-Orient à la barbarie ! » inspiré par les derniers développements de la situation en Irak.

 

(...) "L'enjeu, plus encore, il faut avoir le courage de le dire haut et fort, ce sont les financements qui nourrissent « l'Etat islamique ». Il dispose désormais de ressources propres de plus en plus conséquentes, en rançonnant les populations, en accaparant des réserves d'or ou en s'appropriant des champs pétroliers. C'est cela qu'il faut assécher. Mais il faut aussi couper le robinet des bailleurs de fonds sans lesquels « l'Etat islamique«  n'est rien.

Dans un Moyen orient profondément tourmenté, il y a aujourd'hui des forces conservatrices, des individus ou des circuits, parfois ancrés dans la société, parfois en marge de l'action de l'Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre le pouvoir, mues aussi par la crainte d'idées novatrices et démocratiques. Il faut dire à l'Arabie Saoudite et aux monarchies conservatrices qu'ils doivent sortir de ce jeu destructeur, car leurs dynasties seront les premières victimes d'un djihadistan qui s'étendrait à la Péninsule Arabique, car il n'y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs traditionnels actuels. Que ce soit par rivalité géopolitique ou que ce soit par conviction politique, il faut que ces pays cessent de souffler sur les braises du Moyen-Orient. La France peut agir sur ses points d'appui dans la région, notamment le Qatar, et faire pression en ce sens.

Le troisième enjeu politique, c'est d'empêcher le double-jeu des Etats qui, dans la politique du pire, imaginent toujours un moyen de consolider tel ou tel avantage. La Turquie doit clarifier ses positions dans la région et soutenir un Irak équilibré avec une composante kurde stable, en luttant avec toutes ses forces contre les réseaux de « l'Etat islamique » qui utilisent notamment son territoire comme terrain de parcours. Aucun des Etats-nations de la région ne mène aujourd'hui la politique de simplicité, de clarté et d'urgence qui s'impose, ni l'Iran, ni l'Egypte. Il est temps, face au péril qui pourrait tous les effacer, de cesser toutes les arrières pensées mesquines (...).

Source: Le Monde.fr

 

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