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Publié par Saoudi Abdelaziz

Propos recueillis par Abder Bettache, 27 août 2014

Le coordonnateur du Syndicat national des professeurs de l’enseignement du secondaire et technique (Snapest), M. Meziane Meriane, a indiqué que le «nouveau code du travail se finalise sans la moindre consultation des partenaires sociaux. On apprend à travers la presse que certains acquis sociaux risquent d’être remis en cause». Pour ce responsable, dans «les autres pays, l’élargissement de la revendication des objectifs sociaux aux objectifs économiques, l'intérêt affiché pour améliorer les conditions de travail et la qualité de vie, ont conduit les gouvernements à faire participer les syndicats à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique économique et sociale. Ils le font, non seulement par la négociation collective mais aussi en recherchant une participation aux décisions. Chez nous, c’est tout à fait le contraire qui se produit». Et d’ajouter : «Dans notre pays, ces notions ne sont que théoriques étant donné que le fonctionnaire, placé en situation de subordination juridique, ne bénéficie pas de garantie contre toutes les discriminations. Une grille de salaires est élaborée sans l'apport des syndicats autonomes. L'adoption arbitraire de cette grille des salaires de la Fonction publique continue de susciter l'ire des fonctionnaires. » Le coordonnateur du Snapest tire la sonnette d’alarme, arguant que le nouveau code du travail est sans aucun doute à l’origine de «futures et importantes tensions sociales».

Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du textile et cuirs (UGTA), M. Amar Takjout, qualifie le projet de loi de «véritable régression sociale», notamment dans sa partie traitant de la relation du travail, comme le contrat à durée déterminée (CDD), les heures supplémentaires, le 87 bis, etc. Pour notre interlocuteur, il s’agit de «réelle remise en cause des acquis du monde du travail». Selon ce cadre de l’UGTA activant dans le secteur économique, «rien ne justifie cette volonté affichée par les pouvoirs publics pour revoir la flexibilité sociale». «La seule réponse que je peux avoir à ces ‘‘nouveautés’’ est que les pouvoirs publics sont en train de faire les yeux doux aux investisseurs étrangers, leur faisant croire que nous avons le meilleur code du travail du contour méditerranéen. » Et de conclure : «Les travailleurs seront les seules victimes de ce nouveau code du travail. La précarité de l’emploi va s’installer et par voie de conséquence on fera face à une réelle remise en cause du droit syndical ».
Source: Le Soir d'Algérie

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