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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Les experts des Nations Unies sur les disparitions forcées appellent les Etats « à supprimer tous les obstacles » pour faciliter les enquêtes sur le sort des personnes disparues" 

Le 30 août 2014 à Genève, dans le cadre de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, le communiqué  publié par Le Haut-commissariat aux Droits de l'homme des Nations-Unis précise : "Les Deux groupes d'experts des Nations Unies sur les disparitions forcées exhortent les gouvernements à soutenir les familles de disparus en supprimant tous les obstacles entravant la recherche de leurs proches, notamment par l'ouverture de toutes les archives, y compris les archives militaires (...) « Plus de 43.000 cas restent en suspens devant le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires, la majorité d’entre eux remontant à plusieurs décennies" 

L'institution onusienne conclue : "Le temps des promesses est révolu. Il est maintenant temps d'agir. Les États doivent de toute urgence répondre à l'angoisse des familles des disparus et relancer leurs enquêtes sur les cas de disparitions. Nous le devons aux disparus, à leurs familles et à leurs amis qui se réveillent chaque jour, dans l'espoir de connaître le sort de leurs proches ».

Les experts de l'ONU invités en Algérie en 2014

Selon le site Algeria-Watch, le gouvernement algérien a enfin invité  le Groupe onusien de sur les disparitions forcées à visiter officiellement notre pays en 2014. Le site note: "Jusqu'ici les autorité  se sont efforcé de clore le dossier des disparitions forcée, sans que les circonstances de la disparition de milliers personnes durant les années 90 n'aient été élucidées". 

C'est donc un pas en avant. "Aujourd'hui, 14 ans après la première demande du Groupe de travail sur les disparitions forcées d'autorisation de se rendre en Algérie, le gouvernement semble disposé à recevoir les experts". 

Cependant, Algeria-Watch "appelle à la vigilance" :

"Les familles et défenseurs des droits de l'homme doivent pouvoir les rencontrer et faire état du blocage du dossier ainsi que des revendications qu'elles continuent d'adresser au gouvernement algérien. Le groupe de travail de l'ONU doit les accompagner dans cette démarche en appuyant leurs revendications de mener des enquêtes approfondies sur tous les cas de disparitions forcées ou rendre publics les résultats de celles qui auraient été menées; établir les responsables et les commanditaires de ces disparitions, les juger et les punir en conformité avec la loi; divulguer l'identité des milliers de personnes enterrées sous X; reconnaître l'existence de charniers et procéder à l'identification des dépouilles".

Algérie Watch met sans doute la barre haut. Mais l'essentiel est de faire avancer les choses dans la bonne direction, c'est à dire refuser avec les familles de mettre sous le boisseau les crimes contre la vie humaine et les disparitions forcées de la décennie noire, tout en luttant pour créer les conditions d'une authentique justice transitionnelle. 

Photo DR

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