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Publié par Saoudi Abdelaziz

Syndrome algérien. Alors que la demande en produits fabriqués est en augmentation continue et que l'absentéisme diminue, les potentiels de production du secteur privé et surtout du secteur public sont sous utilisés. 

 

L'enquête de l'ONS

Une enquête d’opinion réalisée par l’Office national des statistiques (ONS) auprès des chefs d’entreprise industrielle, aussi bien privée que publique, fait ressortir une baisse de l’activité industrielle dans le public et une relative stabilité dans le privé.

Le document met en relief une série d’indications sur ce qui ne va pas dans certaines filières du secteur public. L’appareil productif ne tourne pas à plein régime dans un secteur qui a bénéficié d’un soutien de milliards de dollars. Plus de 68% du potentiel de production du secteur public et près de 52% de celui du privé ont utilisé leurs capacités de production à plus de 75%.

Le niveau d’approvisionnement en matières premières a été inférieur aux besoins exprimés, selon 19% des industriels du public. Il demeure stable selon la majorité des enquêtés du secteur privé. L’enquête relève que plus de 51% du potentiel de production dans le public et 45% dans le privé ont enregistré, à cause des pannes d’électricité, des arrêts de travail inférieurs à six jours, selon le privé, et supérieurs à douze jours, selon le public.

L’approvisionnement en eau a été, lui, suffisant, d’après près de 94% des enquêtés du secteur public, alors que 44% du privé affirment le contraire.

L’activité dans le secteur de la chimie, par exemple, s’est contractée au premier trimestre 2014. En termes chiffrés, près de 87% du potentiel de production a utilisé ses capacités de production à plus de 75%. Le degré de satisfaction des commandes de matières premières a été supérieur à la demande exprimée selon près de 46% des enquêtés.

Près de 13% ont connu des ruptures de stocks, causant des arrêts de travail allant jusqu’à vingt-neuf jours pour la majorité des concernés. La consommation en énergie a baissé selon près de 43% des enquêtés. Près de 49% ont connu des pannes d’électricité causant des arrêts de travail, inférieurs à six jours.

L’approvisionnement en eau a été suffisant selon l’opinion de l’ensemble des enquêtés.
Par ailleurs et malgré une hausse des prix de vente touchant beaucoup plus les industriels du secteur public, la demande en produits fabriqués continue de subir des augmentations selon l’opinion des chefs d’entreprise des deux secteurs. Ainsi, plus de 28% des chefs d’entreprise du public et plus de 6% de ceux du privé n’ont pas satisfait toutes les commandes reçues et il subsiste des stocks de produits fabriqués.

Autre élément mis en avant dans l’enquête de l’ONS : la main-d’œuvre. Il y est souligné qu’avec l’installation de nouvelles capacités de production et l’amélioration des conditions de production (en plus de la hausse du volume des commandes, selon les industriels du privé), les effectifs poursuivent leur tendance à la hausse durant ce premier trimestre 2014 pour le secteur public et restent “stables” dans le privé. En proportion, plus de 58% des chefs d’entreprise des deux secteurs jugent insuffisant le niveau de qualification du personnel. Près de 14% des premiers et près de 51% des seconds déclarent avoir trouvé des “difficultés” à recruter du personnel, notamment “d’encadrement” et de “maîtrise”. Et, ce n’est pas tout, près de 51% des chefs d’entreprise publique et près de 90% de ceux du secteur privé enquêtés affirment ne pas pouvoir produire davantage en embauchant du personnel supplémentaire.

Le taux d’absentéisme a été, lui, inférieur par rapport au trimestre précédent selon près de 37% des enquêtés du privé et reste égal selon près de 89% de ceux du public. L’enquête s’est intéressée également à l’état de la trésorerie des entreprises. Celui-ci est jugé “bon”, selon plus de 28% des chefs d’entreprise publique et près de 37% de ceux du privé. Par ailleurs, il est jugé normal selon respectivement plus de 65% et plus de 59% d’entre eux. Toutefois, l’allongement des délais de recouvrement des créances et les charges élevées continuent “d’influer” sur l’état de la trésorerie. Près de 23% du potentiel de production du secteur public et plus de 48% de celui du privé ont recouru à des crédits bancaires et la majorité n’a pas trouvé de difficultés à les contracter.

Source: Liberté.com

Apprentis. Photo DR. Pus de 58% des chefs d’entreprise jugent insuffisant le niveau de qualification du personnel.

Apprentis. Photo DR. Pus de 58% des chefs d’entreprise jugent insuffisant le niveau de qualification du personnel.

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