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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le site Libre Algérie continue de creuser le sillon du consensus tracé par le parti du FFS dont il est proche : " Le courage politique suggère, voire exige, de la part de tout le monde et ce dans l’intérêt du pays, d’opérer un saut qualitatif, cette fois-ci, en vue de réaliser le consensus national, seule voie de salut pour l’Algérie".

 

Un édito de Libre Algérie, 6 juillet 2014

Passé l’euphorie de la prestation de l’équipe nationale au mondial 2014, qui a embelli, un temps soit peu, notre quotidien; nous revoilà revenu à la triste réalité algérienne avec son lot de marasme et toutes les inquiétudes quant au statuquo qui perdure et qui menace toujours l’avenir du pays.

Les acteurs de la présidentielle d’avril dernier, ayant participé ou boycotté, ont fini, comme il est constaté chaque jour, par montrer leurs limites et l’inefficacité de leurs démarches face à la crise multidimensionnelle nationale.

Il y a d’abord celle du pouvoir qui, même en opérant un passage en force, n’a pas réussi à dépasser ses contradictions. Les chantiers ouverts après la dernière élection qui a reconduit le chef de l’Etat ont, à leur tour, montré qu’ils ne répondent pas aux besoins de la situation. En effet, ni le nouveau gouvernement accouché dans la douleur après le refus des partis de l’opposition d’y figurer, ni le projet de la révision de la constitution lancé tout azimut, ne sont en mesure d’amorcer le changement tant attendu par le peuple.

On ne peut également occulter l’initiative des partis de la CLTD. Cette démarche, lancée tambour battant et dans la précipitation par ses artisans, a fini, également, elle aussi, par montrer des insuffisances multiples. Partie avec l’idée d’exclure d’autres acteurs, cette conférence a vite atteint, elle aussi, ses limites, donnant ainsi l’image d’une initiative inachevée.

Comme prévu par le FFS dans son analyse, la participation comme le boycott de l’élection présidentielle passée ne pouvaient nous faire éviter le statuquo. D’où son engagement pour le consensus national, une démarche qui a fini par s’imposer comme seule alternative, même si certains continuent à tergiverser sur la question. « Le consensus national et la démocratie ne seront pas au rendez-vous au lendemain des élections présidentielles du 17 avril prochain. Le 18 avril prochain ne sera pas un moment de cohésion sociale; malheureusement, le fossé entre les institutions et les « citoyens » ne fera que se creuser davantage et l’État se délite chaque jour un peu plus», avait, rappelons-le, soulignait le FFS dans la résolution adoptée par son conseil national le 7 mars dernier.

Le FFS avait bien affirmé que le consensus est un processus long et difficile qui ne peut se concrétiser sans la participation de tous les acteurs de la crise y compris le pouvoir. C’est dans le souci de réunir tout le monde que le FFS avait pris part à la conférence de la CLTD, tout en se rendant à la présidence, non pas pour soutenir la révision constitutionnelle, mais pour expliquer sa démarche de reconstruction du consensus national.

Aujourd’hui, l’on ne peut que constater que la précipitation, que ce soit de la part du pouvoir ou de la CLTD- les deux étant prisonniers de leurs positions antérieures-, n’a été bénéfique, malheureusement, que pour alimenter davantage le statuquo. La situation est, en l’état actuel, que préoccupante. Le courage politique suggère, voire exige, de la part de tout le monde et ce dans l’intérêt du pays, d’opérer un saut qualitatif, cette fois-ci, en vue de réaliser le consensus national, seule voie de salut pour l’Algérie.

Par ailleurs, même si ce foisonnement d’activités politiques est en deçà des attentes, il constitue un début de prise de conscience de tous les acteurs. Les choses bougent malgré les apparences et des résistances bien réelles. Espérons que la dynamique de dialogue permettra de contourner les obstacles.

Source: http://www.libre-algerie.com

Photo DR

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