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Publié par Saoudi Abdelaziz

« Je pense qu’on veut liquider notre entreprise. La laisser dans l’état actuel sans investissement, sans motivation et sans formation est un signe fort qu’on ne veut plus d’Algérie Poste », confie au quotidien Reporter-dz, Mourad Nekeche le président du Syndicat national autonome des postiers. L'entreprise publique semble renouer avec l'incertitude, alors que des mots d'ordre de grève circulent sur les réseaux sociaux...

 

Suite à la suspension de deux de ces membres: le Snap monte au créneau

Par Younès Saâdi, 23 juillet 2014

Le Syndicat national autonome des postiers (SNAP), une organisation non encore agréée, revient à la charge et menace de descendre dans la rue le mois prochain. Motif : protester contre les sanctions prononcées au début du mois à l’encontre de deux membres de son conseil national exerçant à l’agence de Dar El Beida d’Algérie Poste.

«Deux membres du conseil national de notre syndicat ont été sanctionnés par la direction régionale d’Algérie Poste en raison de leurs activités syndicales », a indiqué hier, lors d’une conférence de presse animée au siège de la Maison des syndicats à Bab Ezzouar (Alger), le président du SNAP, Mourad Nekeche. Il poursuit : «Nous n’allons pas nous taire devant cette injustice. Le conseil national du SNAP a décidé de tenir la mois prochain un sit-in de protestation devant le siège du ministère du Travail et de la Sécurité sociale.» « Nous sommes déterminés à défendre nos adhérents », a-t-il martelé. Voulant expliquer cette affaire, le conférencier dira : « Le 25 juin dernier, Sofi ane Kahlene, membre du conseil national du syndicat exerçant à l’agence d’Algérie Poste de Bar El Beida, à Alger, a été destinataire d’une suspension de travail sous prétexte qu’il est poursuivi en justice. Un argument qui ne tient pas du tout la route, car il ne fait l’objet d’aucune poursuite quelconque. »

Révoltés par cette sanction, qualifiée d’« arbitraire », ses collègues ont observé le 7 juillet dernier un arrêt de travail de deux heures. Une démarche qui a, selon lui, provoqué la colère de la direction d’Algérie Poste qui n’a pas tardé à prononcer de nouvelles sanctions. En eff et, un autre membre du conseil national du SNAP, en l’occurrence Tarek Amar Khoudja, a été suspendu le même jour. Il est accusé d’être derrière cet arrêt de travail. Convoqué par le conseil de discipline, Amar Khoudja a répondu pendant trois heures aux questions qui lui ont été posées par les membres du conseil, au nombre de sept. Persuadé de son licenciement, il a affirmé à la presse que le motif réel de cette campagne d’« intimidation » est de faire taire les travailleurs et d’entraver l’implantation du SNAP dans les bureaux de poste. « Les bureaux de poste manquent de tout, nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette situation qui pénalise d’abord les clients d’Algérie Poste », a-t-il dit. Sur ce point, Sofiane Kahlene n’a pas pu retenir sa colère en décrivant les conditions de travail dans lesquelles les travailleurs d’Algérie Poste exercent. « A Tolga à Biskra, un agent d’Algérie Poste ramène avec lui une chaise. Trouvez-vous cela normal ? Parfois, nous sommes obligés d’acheter du matériel avec notre propre argent pour pouvoir travailler », a-t-il martelé.

Un constat partagé par le président du syndicat qui croit à la théorie du complot. « Je pense qu’on veut liquider notre entreprise. La laisser dans l’état actuel sans investissement, sans motivation et sans formation est un signe fort qu’on ne veut plus d’Algérie Poste », soupçonne-t-il. Profitant de la présence des journalistes, le président du SNAP a dénoncé le refus du ministre du Travail et de la Sécurité sociale de délivrer à son organisation syndicale le récépissé de demande d’agrément. Pourtant, un dossier complet contenant toutes les pièces demandées a été déposé il y a plus de deux ans. « Notre dossier de demande d’agrément a été déposé il y a plus de deux ans, nous n’avons pas encore reçu le récépissé de dépôt. A chaque fois qu’on se déplace au ministère, on nous avance des prétextes pour justifier le retard. Nous ne pouvons plus attendre, la création d’un syndicat est un droit reconnu par la Constitution et les conventions internationales signées par l’Algérie », a-t-il rappelé. Interrogé sur l’appel à la grève lancé sur les réseaux sociaux dans les postes pour les 16 et 17 juillet, l’orateur nie toute implication de son organisation. « Nous n’avons aucun lien avec ces appels à la grève lancés sur les réseaux sociaux », a-t-il clarifié.

Source: Reporters-Dz

"On ne veut plus d’Algérie-Poste"
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Safiya 23/07/2014 15:57

Ne dit-on pas que lorsque l'on veut noyer son chien on prétend qu'il a la rage ? Il est notoire que lorsque l'on veut privatiser un service public eh bien on "fabrique" les problèmes tels les longues files aux guichets, la pénurie des liquidités qui laminent les usagers qui en rejettent la responsabilité sur les postiers d'où leur manque de solidarité envers ces travailleurs en lutte...

Safiya 23/07/2014 15:57

Ne dit-on pas que lorsque l'on veut noyer son chien on prétend qu'il a la rage ? Il est notoire que lorsque l'on veut privatiser un service public eh bien on "fabrique" les problèmes tels les longues files aux guichets, la pénurie des liquidités qui laminent les usagers qui en rejettent la responsabilité sur les postiers d'où leur manque de solidarité envers ces travailleurs en lutte...