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Publié par Saoudi Abdelaziz

 Musallam al-Barrak  lors du rassemblement du 10 juin 2014 à Koweit City (Photo Yasser al-Zayyat. AFP)

 

Moussallam Al-Barrak est de nouveau en prison. Lors d'une manifestation le 10 juin dernier, Il avait dénoncé l'inaction de la justice après avoir accusé de hauts responsables, dont des membres de la famille princière des Al-Sabah, d'avoir détourné des dizaines de milliards de dollars de fonds publics.

 

En mars 2014 Benjamin Barthe rapportait dans le journal Le Monde des propos de Moussallam Al-Barrak : « Si nos comptes sont déficitaires dans quelques années, ce sera à cause du goût de nos dirigeants pour la fraude et le détournement de fonds, et non à cause d'un excès de subventions. Le Koweït était connu pour être la fiancée du Golfe. Mais le développement a cessé, la bureaucratie a gagné, et nous sommes devenus une vieille femme hideuse. » Pour le journaliste du Monde, Moussallam Al-Barrak est "le contradicteur numéro un de la dynastie Al-Sabah, meneur de la manifestation qui avait envahi le Parlement en novembre 2011, au nom de la lutte contre la corruption, l'un des fléaux du pays". Quelques jalons de l'action républicaine de cet ancien syndicaliste, non islamiste, appartenant à la tribu des Moutairis, la plus politisée du pays.

Repères

16 novembre 2011. A la tête des manifestants qui envahissent le Parlement, il prononçait la phrase devenue célèbre : “Si vous, famille régnante, mettez en doute notre légitimité, alors nous mettrons en doute la vôtre.” On n’a jamais critiqué aussi ouvertement la monarchie au Koweït.

15 octobre 2012. Il a qualifie le régime de « ghachim » (brutal), un terme qui était jusque-là réservé à l’évocation de l’occupation irakienne de 1990. S'adressant  à l'émir, le cheikh Sabah al Ahmad al Sabah, accusé de dérives dictatoriales il lance :  "Nous ne te permettrons pas". Barrak sera arrêté pour avoir "violé la législation sur la diffamation.»

15 avril 2013.  Accusé "d'offense à l'émir", Moussallam Al-Barrak est condamné à cinq ans de prison à la suite du discours qu'il avait tenu en octobre 2012. Sa fameuse phrase "Nous ne te permettrons pas" est devenu le slogan de l'opposition.

 

Musallam al-Barrak  lors du rassemblement du 10 juin 2014 à Koweit City (Photo Yasser al-Zayyat. AFP)

Musallam al-Barrak lors du rassemblement du 10 juin 2014 à Koweit City (Photo Yasser al-Zayyat. AFP)

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