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Publié par Saoudi Abdelaziz

Abdelmadjid Attar ôte son masque. A propos de l'opposition à l'exploitation immédiate du gaz de schiste, il dénonce un "faux débat, entaché d’informations et d’analyses erronées livrées en vrac aux citoyens". Abandonnant son rôle de technicien objectif chargé du t'berbir, l'ancien ministre et Pdg de Sonatrach signe dans Liberté, le basculement dans l'allégeance. On ne peut rien contre l'addiction au baril semble t-il dire : "Il faut que chaque citoyen se rende compte définitivement que l’Algérie ne tient debout depuis 1988, et même bien avant, que grâce aux hydrocarbures".

 M. Necib met la main sur l'environnement

"Les  techniques d'exploration et d'extraction de gaz de schiste "ne constituent aucune menace sur les réserves hydriques" de l'Algérie, déclare de son côté, assez solennellement, à Oran, Hocine Necib. Ce ministre des "Ressources en eau" prend endosse aussi la responsabilité de l'Environnement en annonçant -kachra oua toupi dirait l'Algérois : "Dans la technique de fracturation hydraulique, les eaux utilisées peuvent être récupérées et recyclées à un taux minimal de 80 %"( APS). Au même moment, la titulaire officielle du poste, Dalila Boudjemaa, ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, citée dans Maghreb Emergent déclare prudemment : «Nous allons établir un rapport sur les impacts de l'exploitation du gaz de schiste sur l'environnement. Les avis divergent sur le sujet. Il y a plusieurs études qui sont en cours d'élaboration».

La ministre de l'environnement va-t-elle finalement classer ses rapports, abandonner ses prérogatives constitutionnelles pour faire allégeance au parti du gaz de schiste. Ce parti est en voie d'achever sa prise de pouvoir au sommet de l'Etat. Même pour la forme, les institutions comme le parlement ou le conseil de l'énergie n'ont pas été consultées sur cet engagement stratégique lourd de conséquences. Etat de droit?  Pendant ce temps, Ahmed Ouyahia poursuit son patinage dans la choukroute constitutionnelle.

"Gare aux agents de Moscou"

Si le ministre Yousfi les a accusés de porter atteinte à "l'indépendance énergétique algérienne", le parti du gaz de schiste n'a pas encore accusé les opposants algériens à la fracturation hydraulique d'être les agents d'une puissance étrangère. Le parti du gaz de schiste va-t-il inventer quelque chose? L'exemple est donné par le sécrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen affirme lors d’une conférence à Londres, le 20 juin dernier: « La Russie, est engagée activement avec les organisations dites non gouvernementales – qui œuvrent contre le gaz de schiste - pour maintenir la dépendance européenne au gaz russe importé ». 130 organisations et collectifs européens opposés à l’exploitation des hydrocarbures de schiste ont riposté rapidement. Elles demandent publiquement au secrétaire général de l’Otan de s’expliquer : soit d’apporter « la preuve de ces accusations », sinon « de procéder à des excuses publiques pour cette fausse déclaration ». Les signataires de la lettre considèrent que ce type de propos « sape le débat public » et « porte atteinte à nos institutions démocratiques ».

S. A., 1er juillet 2014

 

 

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