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Publié par Saoudi Abdelaziz

Hier 5 juillet 2014, à Ar'Ara dans le nord d'Isräel. Photo Jack Guez. AFP

 

Les émeutes, continues depuis l'assassinat de Mohammad Abou Khdeir, le jeune Palestinien de 16 ans, ont gagné les localités arabe du nord du pays. Ces manifestations pourraient créer une situation nouvelle.

La levée de masse des Palestiniens se développe à contrecourant de la mollesse de Mahmoud Abbas. Elle ébranle profondément le statu quo. En réaction à l'extension des émeutes anti-israéliennes aux localités arabes du nord d’Israël et à Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman a déclaré que "les émeutiers arabes n’ont pas leur place en Israël". Mais cette ligne "dure" ne semble pas unanimement partagée en Israël où monte un profond sentiment d'inquiétude

Sous le titre "Israël a sous-estimé la volonté palestinienne d’en découdre", on peut lire aujourd'hui sur le Forum Juif cette analyse de Ben Caspit :  "Pour la première fois en dix ans, l’idée d’une troisième intifada dans les territoires sera sur les lèvres de tout le monde. Une telle Intifada pourrait bien être l’explosion qui fera voler en éclats l’équation de l’impasse à laquelle Palestiniens et Israéliens se sont résolus, au cours des dernières années. Une telle explosion pourrait conduire à une conflagration majeure à travers toute cette scène de théâtre, précipitant des changements importants dans les évaluations de la situation et les paradigmes sur lesquels on a prédit le cours des choses depuis de nombreuses années. Une telle Intifada pourrait aussi annoncer la fin du règne de Binyamin Netanyahu sur Israël". 

De son côté, le Premier ministre Netanyahu, a appelé au calme selon l'agence AFP «L’expérience a prouvé que dans des moments comme aujourd’hui, nous devons agir de manière responsable et garder la tête froide», a-t-il déclaré à l’adresse de certains de ses ministres qui réclament une opération d’envergure contre la bande de Gaza. Les responsables sécuritaires israéliens «prennent sur eux pour ne pas utiliser l’expression de "troisième Intifada"», a expliqué le quotidien Israel Hayom, en référence aux précédents soulèvements populaires palestiniens (1987-1991 et 2000-2004).  «Tout porte à croire qu’Israël est confronté au risque de la pire éruption de violence à l’intérieur de ses frontières depuis 1967», s’alarme ce journal considéré comme le porte-voix du gouvernement Netanyahu.

 

 

 Ar'Ara dans le nord d'Isräel, le 5 juillet 2014 . Photo Jack Guez. AFP)

Ar'Ara dans le nord d'Isräel, le 5 juillet 2014 . Photo Jack Guez. AFP)

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