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Publié par Saoudi Abdelaziz

 17 activistes attendent leur verdict en prison à Laghouat. Le nouveau chef de la sureté de cette ville, est en poste depuis mars dernier. "Avant, il était à Ghardaïa et il y a mis le feu", observe Yacine Zaïd, qui ne mâche pas ses mots: "Ils ont déclenché exprès une émeute pour faire la chasse à tous les activistes"

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Yacine Zaïd vient d’être condamné à six mois de prison avec sursis par la Cour d’appel de Ouargla. Au même moment, ce syndicaliste, membre de la Ligue algérienne des droits de l’Homme est condamné par contumace à Hassi Messaoud! Sans avoir reçu de convocation et sans savoir qui a déposé plainte. "C’est peut-être le patron d’une multinationale dit-il dans une interview sur le site TSA. A Hassi Messaoud, on m’a tellement inondé de procès que je ne savais même plus qui déposait plainte et dans quelle affaire je comparaissais".

 

Quelle est la situation pour les militants dans le sud du pays ?

Yacine Zaïd. La semaine dernière, à Ghardaïa, il y a eu la condamnation de quelques activistes originaires d’El Menia, des jeunes du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). Sept d’entre eux ont été condamnés à trois années de prison ferme. Et puis il y a la condamnation à Berriane à deux ans de prison ferme pour un activiste qui avait mis sur Youtube une vidéo montrant des policiers entrain de cambrioler des magasins. C’est ça la justice algérienne.

Moi j’ai pris l’habitude d’être inondé de procès. Il y a quatre ans, j’ai vendu ma maison pour répondre aux frais de justice. Heureusement aujourd’hui, je suis aidé par des avocats bénévoles. Mais tout le monde n’a pas cette chance. Beaucoup de militants à l’intérieur du pays subissent un harcèlement judiciaire. Un activiste a été condamné à cinq mois de prison ferme, il est sorti voilà cinq jours. À El Bayadh, un journaliste et un militant des droits de l’homme doivent passer devant le juge le 24 juin prochain.

C’est une vraie chasse aux activistes depuis la réélection du président Bouteflika. À Laghouat, 17 activistes sont en prison et le verdict sera connu demain. 17 autres sont en fuite et recherchés. Il y a eu une émeute pour les logements mais cela a été provoqué par les autorités. Ils ont déclenché exprès une émeute pour faire la chasse à tous les activistes. Des mineurs sont en prison. Le chef de sûreté qui est venu en mars dernier à Laghouat est en mission pour casser la société civile et déclencher la chasse aux activistes. Avant mars, il était à Ghardaïa et il y a mis le feu.

Source: TSA

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