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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le gouvernement américain s'est fixé pour objectif de conclure dès 2015 le traité transatlantique. Ce timing sera-t-il respecté alors que la vague de méfiance grandit sur le "vieux continent". A la veille des élections européenne, la commission européenne et les milieux dirigeant occidentaux évitent de révéler les enjeux des négociations en cours.

 

Jean-Luc Mélenchon a révélé avant-hier que l'Etude dite "indépendante" de la Commission Européenne sur l’impact du futur Grand Marché Transatlantique a été dirigée par un ancien conseiller de Goldman Sachs, la puissante banque d'affaire américaine ! Le dirigeant de gauche raille : "Dès lors, quelle crédibilité accorder à cette étude fantaisiste qui prévoit un gain de 500 euros par an et par ménage européen ? De telles méthodes de manipulation déshonorent ceux qui s’y livrent"

Le gouvernement américain s'est fixé pour objectif de conclure dès 2015 le traité transatlantique. Ce timing sera-t-il respecté alors que la vague de méfiance grandit sur le "vieux continent".

"Avant même que les négociations n’entrent dans le vif du sujet, note le chroniqueur économique François Leclerc ("Traité transtlantique: cadeaux aux transnationales") un élément central du projet destiné à assurer la protection des investisseurs a suscité de fortes réactions négatives, conduisant la Commission européenne – qui y est favorable – a un repli tactique provisoire. Il s’agit du recours aux procédures arbitrales qui permettent à des opérateurs privés d’engager des actions à l’encontre des États quand ils s’estiment lésés par une mesure législative, dont l’utilisation est déjà largement répandue, laissant à l’occasion les États démunis". François Leclerc après avoir fait le tour des problèmes posés par cet accord conclut : "Mais, si aucune étude d’impact ne peut valablement prédire les effets du traité, ses nuisances potentielles sont par contre déjà identifiées. À commencer par l’absence de toute interrogation sur la nature de la croissance recherchée, ainsi que sur sa contribution à ce qui se présente déjà comme le principal problème des années à venir : l’emploi. Faire l’impasse sur cette question, c’est ignorer l’impact négatif sur la croissance du faible niveau persistant de la demande, qui risque de peser plus lourd que le développement à la marge des échanges commerciaux. Nul doute, par contre, que les entreprises transnationales trouvent motifs à satisfaction. Le rôle attribué à la justice arbitrale est déjà tout un symbole, illustrant qu’elles sont les principales bénéficiaires du traité. Après tout, il n’y a pas de raison que ce soient toujours les banques qui profitent des cadeaux.

Capitaine Martin, sur son blog Resistance ne mâche pas ses mots : " Si nous avions jusqu’à présent toutes les raisons de croire que l’Europe était au service des États-Unis, elle ratifiera d’ici peu un traité qui officialisera la chose. (TTIP : le traité qui signera la capitulation de l’Europe".) (...) Les néo-libéraux nous présentent cette affaire comme l’opportunité de rapprocher deux grands marchés qui représentera environ 60 % du commerce mondial. Difficile pourtant de trouver quelque chose qui plaide en faveur des pays européens : la suppression des barrières commerciales permettra de donner le feu vert à l’invasion du Vieux Monde par les multinationales américaines. Bien entendu, on se garde bien de soumettre ce projet au débat public. Les citoyens ne peuvent s’appuyer que sur de rares informations qui révèlent des plans brutaux, comme la mise en place de tribunaux privés qui permettent aux multinationales contre les Etats qui porteraient atteinte aux profits futurs de ces entreprises". 

Par MissLilou

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