Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Par Sadek Hadjerès, 26 mai 2014

 

Une triste nouvelle nous parvient : le décès de Lucette HADJ ALI, née Larribère

Dernièrement encore, notre camarade affrontait courageusement jusqu’à ses 94 ans, les maladies qui ont assombri les dernières années d’une existence consacrée aux luttes infatigables de libération nationale et sociale de son pays, l’ Algérie.

A toute sa famille, ses enfants et proches, Socialgerie présente ses condoléances émues. Ses obsèques se dérouleront à Seyne sur Mer (près de Toulon), ce vendredi 30 mai.

Lucette est née et a grandi à Oran, dans une famille qui, à l’image de son père Dr Jean Marie L. et de son oncle Dr Camille L., a donné au combat anticolonialiste des contributions qui ont fait date dans cette région et à l’échelle nationale. Elle a relaté avec modestie il y a quelques années dans un petit ouvrage (qu’on aurait souhaité encore plus étoffé) différents épisodes de son existence pleine d’abnégation au service de la liberté, du bien commun et de l’idéal socialiste et communiste.

Elle s’est engagée dès sa jeunesse avant la guerre de libération dans les luttes de terrain et à des postes de responsabilité, notamment dans le mouvement de masse féminin (Union des femmes algériennes) ainsi que dans la prestigieuse équipe volontaire d’Alger républicain.

Après le premier novembre 54, son engagement direct au service de la lutte armée et notamment dans l’appareil de direction et de coordination des CDL (Combattants de la Libération) lui permit d’apporter une contribution précieuse à ce combat, au prix de lourds sacrifices personnels et familiaux. Après l’intégration des CDL dans l’ALN-FLN, sa contribution politique et pratique aux activités autonomes et unitaires du PCA fut tout aussi précieuse au niveau de la direction, alors que celle-ci poursuivait son activité clandestine sur le sol national malgré le féroce quadrillage colonialiste.

Après l’indépendance, Lucette a poursuivi son engagement politique, notamment à travers deux épisodes particulièrement éprouvants face à la répression antidémocratique du pouvoir en place et du parti unique FLN.

Le premier a été la contribution irremplaçable de Lucette pour maintenir une liaison politique et pratique avec les dirigeants PCA et FLN emprisonnés avec son mari Bachir Hadj Ali premier secrétaire du PCA, après les odieuses tortures subies dans les locaux de la Sécurité militaire en septembre 1965. On lui doit en particulier de nous avoir transmis les textes de "L’Arbitrraire" et des "Chants de Septembre", ainsi que les échanges d’opinions qui ont précédé la décision de fondation du PAGS en janvier 1966.

Le second épisode a été l’admirable affection et courage avec lesquels elle a soutenu son mari frappé d’une inexorable maladie au cours des années 80.

La mémoire de Lucette Hadj Ali continuera à éclairer et renforcer les volontés de lutte des jeunes générations. Nul doute que les témoignages de ceux qui ont côtoyé ses luttes dans le PCA et le PAGS enrichiront la connaissance de son parcours.

26 Mai 2014,  Socialgerie

LUCETTE et sa vie d'Algérienne communiste
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article