Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Messaoudi Mokdad, secrétaire général de l'union locale UGTA de Rouiba (Photo/DR)

 

L'abrogation incontournable de l'article scélérat 87 bis va sans doute créer une situation socioprofessionnelle nouvelle dans de nombreux secteurs. Elle mettra à l'épreuve les capacités de négociation entre partenaire sociaux, avec comme condition, de plus en plus pressante, l'existence de syndicats représentatifs.

Mokdad Messaoudi, secrétaire général de l’union locale UGTA de Rouiba présentait il y a quelques mois dans les colonnes du quotidien Liberté les effets de l'abrogation. Dans la Fonction publique, "le 87 bis va régler surtout le problème des travailleurs des corps communs". 65 000 travailleurs sont concernés dont les salaires vont passer de 9000 à 18 000 DA. Ce n'est pas vraiment la loterie... Au niveau du secteur privé, où la plupart des travailleurs perçoivent de bas salaires, l’abrogation du 87 bis sera considérée comme “un rétablissement d’un droit”.

Pour le secteur économique public, Nassima Oulebsir écrivait en décembre dernier dans El Watan: "La situation diffère d’une entreprise à une autre. Celles qui se portent bien financièrement n’auraient pas de difficulté à s’adapter à d’éventuelles nouvelles grilles de salaires, à l’image des entreprises de l’agroalimentaire et du bâtiment". 

Expert international, Abderrahmane continue, de journaux en journaux, d'agiter le chiffon rouge contre l'abrogation de l'article scélérat made in FMI. Il dispose ce matin des colonnes du  quotidien Liberté où il apporte des "précisions". Ainsi à propos du chiffrage, devenu un véritable pont-aux-ânes, des incidences financières de l'abrogation, il précise curieusement : "Nos calculs de 9/11 milliards de dollars sur les incidences de l’abrogation de l’article 87 bis doivent d’abord distinguer traitements, concept qui s’adresse au secteur non économique, et salaires qui renvoie uniquement à la sphère économique et être compris donc en dynamique et non en statique".

Dans cette foulée anticipatrice, le docteur Mebtoul se place dans une hypothèse "dynamique" lorsqu'il pronostique que la suppression de l'article scélérat va entraîner un bouleversement des relations professionnelles du fait du "nivellement par le bas" des rémunérations. Il prédit "des remous sociaux inévitables" avec "augmentations de salaires en cascade", "ce qui ne peut qu’aboutir qu’à une dérive inflationniste".

 

Messaoudi Mokdad, secrétaire général de l'union locale UGTA de Rouiba (Photo/DR)

Messaoudi Mokdad, secrétaire général de l'union locale UGTA de Rouiba (Photo/DR)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article