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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Abstention massive. "Le PST considère que le scrutin du 17 avril 2014 n’est pas démocratique et son résultat n’aura aucune légitimité, peut-on lire dans la déclaration du Parti socialiste des travailleurs Le PST appelle à l’élection d’une assemblée constituante représentative des intérêts des travailleurs, des jeunes, des femmes et de tous les opprimés de notre pays. Le PST réitère son appel pour une convergence démocratique, anti-libérale et anti-impérialiste. Le PST appelle les Algériens et les Algériennes à ne pas cautionner cette mascarade électorale. Le PST appelle à une abstention massive".

Barrad qelbak. Le régime souhaite un fort taux de participation pour donner un semblant de légitimité à son opération", note d'abord la déclaration du PADS qui appelle ensuite curieusement, à aller remplir les urnes. "Ce vote consiste pour l'électeur à glisser dans l'enveloppe un billet sur lequel il aura écrit des slogans qui expriment son indignation contre le régime bourgeois". La déclaration fournit quelques phrases types : "A bas le régime capitaliste despotique de Bouteflika et son opposition, tous à la solde de l'impérialisme ! Non à l'appauvrissement des travailleurs et des jeunes! L'argent du pétrole pour le développement! Pour un régime démocratique révolutionnaire du peuple! Vive le socialisme!", etc. En un mot, le PADS nous invite à refroidir notre coeur, Barrad qelbak, mais qui va lire?

Patience. Dans Libre Algérie, proche du FFS, Madjid Laribi écrit : "Tout le monde sait qu’au lendemain du 17 avril la montagne n’accouchera que d’une souris. Le changement n’interviendra pas le 18 avril. Le changement pacifique est long processus qui requiert beaucoup de patience".

"Je voterais Benflis" a confié hier le journaliste-romancier Kamal Daoud à l'envoyé spécial de Mediapart. Il explique pourquoi il se jette à l'eau électorale. "J’étais dans la tradition du sceptique total, une grande tradition philosophique algérienne, ne croire en rien, et en même temps, se revendiquer comme profondément croyant, ce qui est très bizarre. Mais après, je me suis dis : « Je vais voter Benflis. » Pourquoi ? Par stratégie, par effet de barrage, parce que pour moi, sa candidature a au moins un sens politique. C’est quelqu’un qui a une ambition politique. L’autre, son adversaire, Bouteflika, le régime, ceux qui sont autour, que défendent-ils ? Ils ne me proposent rien que la perpétuation d’un état des lieux que je déteste, que je refuse. Je voterai Benflis".

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