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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Les conditions de fonctionnement de la sphère réelle et de la sphère monétaire en Algérie vont être de fait un obstacle à la transparence des comptes de campagne des candidats, constate ce matin Mustapha Mékideche dans son analyse sur le contrôle des fonds de campagne électorale. Ce qui va compliquer davantage la transparence exigée par la loi de ce recours aux ressources privées c’est l’informel dans lequel baigne une grande partie de l’économie. Quand on parle d’informel on vise à la fois l’origine des fonds (en partie la chkara) et leur emploi (prestations payées sans factures et en espèces). D’ailleurs, dans un registre similaire, celui des élections législatives, certains responsables politiques et certains médias avaient dénoncé le recours à la chkara pour “acheter” un positionnement éligible sur certaines listes électorales. La boucle est ainsi bouclée".

 

Les investissements de la chkara dans la campagne électorale ne semblent pas porter leurs fruits pour l'instant selon Kharroubi Habib qui observe : "Les candidats ou leurs représentants ont cependant beau marteler à l'unisson ce leitmotiv de la participation, ils ne semblent pas convaincre à en juger par l'indifférence populaire à laquelle sont confrontées leurs campagnes électorales". Mais, l'analyse du journalistes renvoie dos à dos les protagonistes. Il écrit :  "La campagne menée dans ce sens par ce front du boycott n'a elle aussi guère attiré les foules (...). Si effectivement l'abstention électorale s'annonce comme allant être le fait majeur du scrutin du 17 avril, les partis et personnalités politiques ayant prôné son boycott devraient se faire modestes car la victoire de leur option ne signifiera pas qu'ils en auront été le facteur agissant déterminant. (...) Les deux camps sont frappés du même discrédit au sein de l'opinion publique lassée et révoltée du spectacle lamentable que lui offrent ses classes dirigeante et politique dont elle a cerné le point commun qui est la médiocrité des capacités dont elles sont dotées et de la faiblesse des programmes ou alternatives qu'elles prétendent représenter. Le boycott populaire s'il venait à être au rendez-vous de l'échéance électorale du 17 avril signifiera avant tout que les citoyens algériens y auront exprimé par lui qu'ils sont dans le rejet des mascarades électorales mais aussi de la classe politique qui n'a de visibilité qu'en ces circonstances".

 

DR. Elections législatives de 2012

DR. Elections législatives de 2012

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