Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Dans une lettre au président de la République, à l'occasion du 1er Mai, le syndicat des corps communs et ouvriers professionnels ne mâche pas ses mots: " Problèmes enfermés dans les tiroirs (...) Désespoir accentué avec la négligence et l’ignorance des ministres au sein des gouvernements qui se sont succédé.” 

Ces "Parents pauvres du secteur de la fonction publique", comme les décrit ce matin Malika Ben dans Liberté, assurent, au quotidien, le fonctionnement matériel des services publics, sans réussir à joindre les deux bouts. (Lire : le 87-bis contre les soutiers de la république)

 

Les corps communs interpellent Bouteflika sur leur situation

 

Par Malika Ben, 30 avril 2014

 

Parents pauvres du secteur de la fonction publique, en général, et de l’éducation nationale, en particulier, les corps communs n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme sur leur situation socioprofessionnelle. Saisissant l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le syndicat des corps communs et des ouvriers professionnels de l’éducation nationale (Snccopen) a interpellé, via une lettre ouverte, le premier magistrat du pays. “Les CC du secteur de l’éducation perçoivent des salaires dérisoires qui ne couvrent point toutes les heures de travail accompli”, écrit le SG du syndicat qui sollicite Bouteflika “en cette Fête du 1er mai pour leur accorder une augmentation salariale et une exonération de l’IRG” en vue de leur permettre d’avoir “une vie décente et digne qui est la véritable fête de cette catégorie et non pas les messages de félicitation adressés par les responsables”. Le Snccopen dressera un tableau noir sur la situation socioprofessionnelle des corps communs et des ouvriers professionnels : “Leur situation est tellement dérisoire qu’ils n’ont aucun espoir et n’ont aucune vision d’avenir. Leurs problèmes sont restés enfermés dans les tiroirs. Leur désespoir s’est accentué avec la négligence et l’ignorance des ministres au sein des gouvernements qui se sont succédé.” Pourtant, cette catégorie est loin d’être négligeable et compte pas moins de
70 000 travailleurs contractuels rien que dans le secteur de l’éducation nationale. Le syndicat s’interroge : faut-il avoir 10 syndicats pour défendre les intérêts des travailleurs du secteur ?
Et de faire remarquer que “chaque parti politique a son propre syndicat qu’il utilise selon sa position. S’il est dans le gouvernement, il opte pour l’amnistie et joue la politique de l’autruche, et quand il est dans l’opposition, il tord le bras au gouvernement sous n’importe quel prétexte”. Et comme pour “monnayer” sa participation à d’éventuels rendez-vous électoraux, le syndicat s’interroge sur “la réussite du référendum pour la révision de la Constitution”. Et de faire remarquer que cette catégorie fait partie de ceux qui ont accompli leur devoir et fait grimper le taux de participation : “Ceci, alors qu’elle fait face à des conditions difficiles et ses revendications à caractère ‘urgent’ n’ont pas été satisfaites.” Enfin, le Snccopen note à l’adresse de Bouteflika qu’il “attend la véritable justice qui passe par l’octroi de leurs droits”. Lui sera-t-elle rendue ?

Source: Liberté.com

DR

DR

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article