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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Pendant que les Algériens font leur gros dos électoral habituel, ça chauffe de plus en plus dans les rédactions où, pour paraphraser le poète Rimbaud, "ce ne peut être que la fin du monde en avançant".

 

«L'armée secrète» de Ali Benflis" titre le Temps d'Algérie. Le spécialiste-éradicateur Mounir Abi convoque le souvenir de l'horreur : "Ali Benflis, également, et tout autant que Ali Benhadj, menace de «sortir dans la rue» pour semer le «chaos», exerçant le même chantage que celui exercé par l'ex-numéro 2 du FIS-dissous. Une menace présentée sous forme de «soulèvement» et «désobéissance» par ce candidat à l' élection présidentielle du 17 avril 2014, au moment où des informations font état de «préparations intenses pour l'occupation de la Grande Poste par les «partisans» de Ali Benflis le jour du vote, comme l'avait fait le FIS-dissous dans les années 1990 en occupant la place du 1er Mai."

 

"Va-t-on s'en sortir indemnes de ces élections ? Peu probable" renchérit Kamel Daoud plus littéraire, qui a repris, sur le mode "gore", sa chronique du Quotidien d'Oran. Il titre : "L'après-17 avril pire que le 17 avril ?" et annonce : "Quelque chose a été lâchée dans la nature et on le sent. Une limite dernière a été dépassée. Quelque chose de morne, obscure et irréversible s'est enclenchée(...). Et c'est ce qui fait peur : on sent le pays poussé vers la violence, la bipolarisation, l'extrême des deux bords. Incapable de consensus. De dialogue ou de d'acceptation".

 

Dans la presse algérienne, on trouve de tout. Du gore, mais aussi des euphorisants. Walid Aït Saïd décrit le meeting féminin de Sellal à la salle Harcha, dans l'Expression, comme dans une revue du coeur : "Ces femmes n'avaient d'yeux que pour un seul homme, celui dont elles portaient précieusement la photo entre les mains, à savoir le candidat Bouteflika". Et Sellal les a rassuré : «Bouteflika est marié à l'Algérie». C'est aussi "à cause de l'Algérie" qu'il est tombé malade explique l'ancien de l'ENA.

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