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Publié par Saoudi Abdelaziz

En 2011, selon les chiffres publiés par la Chambre des notaires de Paris, les acquéreurs de nationalité algérienne ont représenté la deuxième plus grande part d’investisseurs étrangers dans l’immobilier, en région le-de-France.

 

Plus au sud, Marseille, la cité phocéenne, est devenue ces dernières années la Mecque des transactions immobilières effectuées par les ressortissants algériens.

D’autres données concernant les acquisitions non seulement dans l’immobilier mais également dans l’hôtellerie de tourisme, notamment en Espagne, pourraient illustrer la liberté d’investir où et quand ils veulent dont jouissent les possédants algériens.

Selon les résultats d’une récente étude de New World Wealth, un cabinet de conseil et de gestion de patrimoine basé au Royaume-Uni, l’Algérie comptait en 2012 pas moins de 35 milliardaires et 4.100 millionnaires. Ce nombre pourrait atteindre les 5.600 millionnaires en 2020, avec une croissance moyenne de 4,1 %. Quatre pays du Maghreb figurent dans le top 10 des pays qui comptent le plus de millionnaires en US Dollar sur le continent africain en 2012. La Tunisie occupe la première place au Maghreb avec 6.500 millionnaires, suivie par la Libye (6.400), le Maroc (4.900) et l’Algérie (4.100). New World Wealth montre également que l’Algérie et le Maroc vont connaitre, sur la période 2012/2020, la croissance la plus rapide en termes de nombre de millionnaires.

"Ces chiffrestémoignent de la bonne santé algérienne du droit de posséder note l'économiste algérien Abdelatif Rebah, qui publie ces données sur le site algérois Raina-dz. Un droit qui, de plus, ne souffre d’aucune entrave ni ne donne vraiment l’impression d’être étouffé, puisque selon la Cour des Comptes, l’impôt sur le patrimoine est très insignifiant comparativement à l’importante évolution de la propriété privée. Cet impôt censé frapper les grosses fortunes « ne représente qu’un seuil de 0,02% » dans la structure des contributions fiscales directes ». Et on évalue à près de 100 milliards de dollars le montant de la fiscalité qui échappe au recouvrement. Quant aux sorties de capitaux légales et illégales, elles se chiffrent à plusieurs milliards de dollars par an".

Dessin de Daniel Pudles paru dans The Guardian, Londres

Dessin de Daniel Pudles paru dans The Guardian, Londres

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Safiya 11/04/2014 10:02

Comment ont-ils fait pour le devenir aussi rapidement et en si grand nombre ? Il n'y a pas quarante ans, le privé algérien n'était qu'une poignée que l'on empêchait, paraît-il, de trop brouté la laine sur le dos du travailleur. Ah ! la "magie" de la mondialisation combinée au sésame de la rente...

Ouas Ziani 10/04/2014 19:39

Comparés aux revenus, je parie qu'un appariteur dans une entreprise publique paie plus d’impôts que ces milliardaires