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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La chronique du Condjador (90)

 

Jijel, le 24 avril 2014

 

Pointages. Dans un bureau de vote pour femmes à Jijel, dans une école primaire située à la périphérie du centre, sur 466 inscrites, la participation était de 156. Au centre ville même, c'est Benflis qui était le favori. Un ancien maire a commenté ce score (officieux) en affirmant que les Jijéliens "ne connaissent pas leurs intérêts" et que ça va se répercuter sur ces intérêts dans le futur. Même les pions et les complices de ce génocide social du pouvoir reproche à une fine tranche populaire d'être manipulée et d'avoir cru que le super lièvre est la solution aux problèmes. Benflis est un super lièvre. Quoiqu'il dit quoiqu'il fait, je n'ai jamais cru un mot. C'est un très bon acteur d'un système, qui accepte de changer de djoundi. Mais, pour me faire croire que c'est le point de départ du changement en Algérie, ça ne passe pas, son jeu était trop visible, c'est même de l'amateurisme et du boudjadisme crus. La pièce théâtrale de ce candidat de dernière minute a coûté au peuple algerien 5 ans de plus de soucis, 5 ans de sauf conduit pour les corrompus et les mazos qui nous gouvernent. Sans l'intrusion de Benflis, le système ne pouvait pas manipuler une tranche de la population supérieure à 10%. 

 

Les haut-parleurs de la rumeur (bureau noir ) ont fait courir l'info que Boutef et Benflis seront dans le deuxième tour, la technique de deux mains sera mieux déjà utilisée en 2011, après les événement de Tunisie, le pouvoir algérien, déjà en place n'arrive pas à se maintenir, alors pour laisser un vide sur le trône, en attendant le deuxième tour. Voilà comment le système nous culbute. L'abstention au vote était presque totale avant que Benflis commence à mélanger la marmite. C'est la seule chose de vrai et de vérifiable en Algérie. Le pouvoir ne peut pas nous la faire bouffer par les oreille parce que les médias interviewent les gens et trie les commentaires pour ne publier que ce qui les arrange. Le devoir, la stabilité, tous complices, à mon sens ce mot prend sa légitimité dans le travail de collabo pour le maintien de ces truands en place: les affaires religieuses, les médias sans exception, le voisin au bureau de vote, l'administration, les élus de tous les étages.

 

l'Algérien se fait posséder par des djinns. Ces djinns nous habitent et nous tiennent fixé sur un même point toute notre vie : ma zone de pèche, mon petit cercle clôturé par les avantages du monde poste de travail. J'ai réussi a être un élu de l'apc, de l'apw ou de l'apn ou d'un parti de l'opposition, ou, pour le plus minable de tous les fonctionnaires, des bureaux, une administration qui paie à date fixe, avec les primes qui vont avec, le crédit voiture, etc. Je suis à deux doigt d'avoir mon logement social, pour le démuni mal-logé; on va débloquer mon chèque à la banque (ansej) pour le rêveur fauché. Cela fait des millions de votants.

 

Peuple repenti. Une culture s'est ancré dans la tête des Algériens: ne plus lutter, ne plus vouloir faire avancer les choses pour les autres. Parce que les autre sont des traîtres et tu vas être tout seul dans le combat; les répercussions ne seront pas partagées par ceux que tu défendais. La vanité des luttes des martyrs du passé a fait du peuple algérien un peuple repenti. La notion de sacrifice pour le bien général est morte et enterrée et celui qui la prêche devient à la longue la risée de tous le monde, sans exception. Il n'y a pas en Algérie que la mascarade du vote. Toute lutte individuelle ou idée nouvelle de changement est réprimée par ceux qui vont cueillir ces fruits avant l'adversaire. (le djinn d'annexe). On fait croire que l'autre est un manipulateur, croire que c'est pour un but personnel et qu'il va nous utiliser.

 

Le pouvoir a multiplié le nombre de fouets pour distribuer des coups à tous le monde, le nombre de fouets est égale au nombre de branches attachées à chaque ministère, tous les citoyens auront leurs coups à chaque moment, et nous somme devenus dépendant de ces coups. Notre peau y a pris goût pour avancer dans le caniveau creusé par le pouvoir. Celui qui se révolte comme moi, c'est lorsque qu'il n'arrive pas à payer ses coups de fouets, surtout quand le prix est aussi exagéré.

Photo tweetée par @taharhani

Photo tweetée par @taharhani

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