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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Selon l'agence APS,"les cheminots, qui observent depuis trois jours une grève dure, paralysant le trafic ferroviaire à l'échelle nationale, ont radicalisé mercredi leur mouvement en fixant une date butoir à la direction de la SNTF pour satisfaire leurs revendications salariales" . De son côté, la direction de la SNTF affiche dans les gares un avis sur l'inutilité de la grève. Elle invoque ses engagements " d'appliquer sans réserve tous les accords collectifs signé avec son partenaire social». On sait que la direction avait avancé "engagements" identiques pour mettre fin à la grève d'octobre 2011. Voilà déjà près de deux ans et demi, rappellent les grévistes qui exigent dorénavant que la chose soit mise mettre noir sur blanc, avec une date précise pour l'application. Avant le 27 avril.

 

RATP-ALGER: 0, 2 euro par jour d'augmention!

Au métro d'Alger, le mouvement sera reconduit aujourd'hui, si aucun accord n'est trouvé. Après le débrayage d'avertissement jeudi dernier, la direction semblait pourtant avoir saisi le message. selon Riad Larbi le secrétaire du syndicat RATP-El Djazaïr, qui explique la décision de reprendre la grève par la décision unilatérale de l'employeur d'une hausse de salaire de 440 DA. Soit environ 20 DA par jour (0,2 euro environ, ndlr). Le syndicat réclame une hausse de «25% du salaire de base étalée sur trois ans» alors que la direction n'en propose que «15% échelonnés sur trois ans»

la réunion d'hier qui a regroupé des dirigeants de la RATP El-Djazaïr, des membres de la section syndicale et des médiateurs du ministère des Transports, de la Fédération des travailleurs des transports (UGTA), et du DG de l'ETUSA, Karim Yacine, n'a pas permis de résoudre tout le conflit».
 

Grève de la faim de travailleurs de Lafarge : L'UGTA s'en mêle

Par Ziad Salah, 27 mars 2014

La matinée d'hier a été tout sauf monotone pour les dix-sept grévistes de la faim de l'usine Lafarge à Oggaz.

En effet, dès neuf heures du matin, leurs familles ont commencé à rejoindre le lieu où ces grévistes observent leur mouvement de protestation depuis dix-sept jours déjà. Coïncidant avec l'éclaircie, puisque la nuit a été marquée par de fortes précipitations, ces retrouvailles ont presque l'allure d'un pique-nique. A part que personne, y compris les gosses, ne mangeait par respect à ceux qui jouent leur vie pour «pouvoir arracher leur réintégration au travail», selon les dires d'un proche des grévistes rencontré sur les lieux. De temps à autre, des petits groupes se forment et des discussions sont engagées. Par bribes, nous obtenons des informations. Comme celle de la lettre envoyée par Sidi Saïd, patron de l'UGTA, exigeant de la direction de Lafarge de reconsidérer ses positions vis-à-vis de ces travailleurs mis à la porte. Il semblerait que le patron de la centrale syndicale a accordé un délai limité à la direction de cette entreprise avant de passer à une autre démarche. Aussi, nous apprenons que quatre grévistes étaient à Sig pour «défiler» devant le juge d'instruction. Ils doivent répondre à une plainte «de port d'armes blanches, d'entrave aux camions d'accéder à l'enceinte de l'usine et de sabotage du four de l'usine». Pendant que nous étions encore sur place, ils ont rejoint leurs camarades grévistes. L'un nous dira qu'il a été entendu par le juge d'instruction en tant que témoin, tiendra-t-il à préciser. «L'entrevue n'a pas excédé une quinzaine de minutes», soulignera-t-il. Et d'expliquer : «Comment on peut nous accuser de port d'armes blanches et d'agression des camionneurs alors qu'un agent des Renseignements Généraux est présent sur les lieux matin et soir ?». «Comment on peut imaginer qu'on a saboté le four alors que la gendarmerie fait des rondes d'une manière régulière et n'a rien relevé ?». Et de conclure: «Nous allons les poursuivre pour accusations calomnieuses».
La présence des enfants, notamment des bébés de certains grévistes, casse l'ambiance sinistre de ces lieux. Les petites tentes de plages, collées l'une à l'autre pour ne pas être emportées par les vents, semblent misérables. Les grévistes, tous barbus par la force des choses, fournissent des efforts monumentaux pour pouvoir répondre à nos salutations. Munis de caméras, des militants des droits de l'homme, venus manifester leur solidarité avec ces grévistes de la faim, ont créé l'envie d'immortaliser le moment en prenant des photos. On se permettra même une grande photo de famille regroupant tous les parents, les amis et les grévistes de la faim. Entre-temps, un infirmier venu de l'usine a pris la tension à certains d'entre eux. Rien d'alarmant puisque leur tension artérielle se situe entre dix et onze. Mais un moment donné, une voiture jaune du Samu est venue évacuer l'un d'entre eux, resté toute la matinée dans sa tente. L'évacuation semble poser quelques problèmes.
Au moment où nous décidons de quitter les lieux, le ciel s'est assombri. Sur le point de retour, un des grévistes nous informe que les familles ont décidé de se déplacer tous à Oggaz pour rencontrer le wali attendu dans cette commune. Mais les jeunes, amis et parents des grévistes, ont discuté «techniquement» de la fermeture de l'accès à l'usine. Une action déjà programmée... pour les jours à venir. A moins que.

 

Source: Le Quotidien d'Oran

Photo Souag/El Watan

Photo Souag/El Watan

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