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Publié par Saoudi Abdelaziz

Il ne s'agit pas de nouvelles revendications salariales mais de l'application du protocole d'accord signé le 20 octobre 2011, par la direction générale et la fédération syndicale, après quatre jour de grève nationale. Cet accord prévoit l'application de la grille des salaires de 2009, avec effet rétroactif. Deux ans et demi plus tard, les cheminots font les comptes : ils n'ont touché que six mois de rappel sur les 42 mois qui leur sont dus.

 

HISTORIQUE

Une grève de 24 heures a été observée le 3 octobre 2011, à la SNTF. Cette action, initiée par les roulants du dépôt de l’Agha, a paralysé le trafic à Alger, puis à Oran et dans la plupart des régions. 

Faisant suite l’initiative des roulants, les cheminots entament dans tout le pays le 16 octobre 2011 un mouvement de grève pour une durée indéterminée. Cette action est motivée par le refus de la direction de la SNTF d’accorder l’effet rétroactif depuis janvier 2009.
En ce troisième jour, le 18 octobre, notre blog notait: "La direction semble de la SNTF pousse au pourrissement alors que la grève a gagné l’est du pays hésitant jusqu’ici. La fédération UGTA soutient plus ouvertement le mouvement déclenchée par la base." El Watan titrait "L’action des cheminots se radicalise" tandis que la Quotidien d'Oran annonce: "La grève touche toutes les régions : Le chemin de fer paralysé".

le 21 octobre, le blog titrait : "Les cheminots ont gagné!" La direction générale de la SNTF a enfin signé l’acceptation de la revendication grévistes. Le protocole, signé me 20 octobre en fin d’après midi avec la fédération syndicale, prévoit le règlement sur deux mois de la totalité des rappels, calculés à compter de septembre 2009 comme l’exigeaient les salariés. En fin de soirée, la fin de la grève était donc annoncée.

Le règlement sur deux mois de la totalité des rappel? Trois ans après, L'engagement écrit n'est toujours pas respecté

La veille de cet accord, dans une note du blog le 20 octobre, nous écrivions à propos de l'attitude de la direction générale:

"Le 3 octobre dernier, les cheminots avaient observé une grève d’avertissement. La direction avait reconnu la légitimité de leur revendication qu’elle s’était engagée à négocier. Puis elle a oublié cet engagement. La grève des cheminots a donc repris à partir du dépôt d’Alger puis s’est étendue à tout le pays. La fédération UGTA soutient dorénavant plus activement et plus ouvertement le mouvement. Nous reprenons notre liberté ont décidé les cheminots, car il n’est plus possible de faire confiance à la parole de la direction. Celle-ci vient de faire appel aux tribunaux pour faire cesser la grève. Aujourd’hui, seuls les « administrés » sont tenus de respecter les « textes ». Pas l’Etat, ni ses institutions ni les directions des entreprises publiques. Cette contradiction est constante depuis l’indépendance, mais aujourd’hui l’évolution de la société algérienne fait qu’elle est devenue insupportable."

 

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