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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Faut-il s'inspirer de la manière intelligente et persévérante dont la Tunisie s'efforce de dépasser les blocages du système de pouvoir hérité de Ben Ali, ou bien opter pour le raccourci d'un coup d'Etat "soft", comme celui qui a permis de régler la succession du président Habib Bourguiba? Les deux options semblent ouvertes.

 

L'Expression fut le premier quotidien "indépendant" à annoncer le 10 mars dernier, le rappel d'Ouyahia et Belkhadem à la présidence. Dans certains cas, ce quotidien discipliné est mieux branché aux sources du premier cercle que ses confrères "indépendants". Ce matin on peut y lire ce titre : "Bouteflika transmettre la pouvoir durant le prochain mandat" qui commente et précise une phrase prononcée par Sellal dans un rassemblement à Tlemcen. Dans Liberté c'est une lecture différente qui est proposée : "Le mot est dit. L’homme ne cèdera pas les rênes du pouvoir avant au moins cinq ans, sauf si la puissance divine en décide autrement".

Plus nuancé, le décryptage d'El Watan résume : "Quatrième mandat contre passation du témoin à la génération post-indépendance. C’est cela le message du clan du président-candidat, Abdelaziz Bouteflika".

Karim Aimeur précise dans l'Expression les intentions du pouvoir : "Sellal laisse entendre que Bouteflika créera un ou plusieurs postes de vice-président dans le cadre de la révision constitutionnelle. Ce(s) poste(s) seront donc occupés par des hommes qui sont nés après ou durant la guerre de Libération nationale. et dans l'imaginaire du pouvoir, cette génération est représentée par des hommes comme Abdelaziz Belkhadem, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Amar Ghoul, Amara Benyounès...dans certains milieux, même le nom de Abdelghani Hamel circule.

Si l'on accepte de prendre en compte l'information, l'hypothèse Hamel ne semble pas saugrenue. Médiatiquement très mis en valeur au cours de la dernière période, le chef de la sureté nationale est présenté comme un militaire-policier soft (voir article) et ouvert au dialogue. Le système algérien serait-il tenté de copier-coller la méthode utilisée par la destourie tunisienne pour dénouer les luttes de succession du président Bourguiba, âgé et malade? En Tunisie, alors en proie à d'âpres luttes de succession, aux tensions politico-idéologiques et économiques, on avait assisté à la montée en puissance d'un Zine el-Abidine Ben Ali, constamment souriant. D'abord général, puis chef de la sûreté nationale, il grimpera à de plus haut sommets et finit par déposer le président Habib Bourguiba « pour raisons médicales ».

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