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Publié par Saoudi Abdelaziz

Il y a deux jours l'agence TAP annonçait "la création à Ben Guerdane d'une commission tripartite du développement". Depuis plusieurs années, les fermetures répétées du poste frontalier de Ras Jedir-entre Tunisie et Libye-, provoquaient, dans diverses localité de la région de Ben Guardane, sous l'impulsion des contrebandiers dit-on, des affrontements entre les habitants et les forces de police. Cette fois-ci, la réaction populaire ne s'est pas limitée aux échauffourées habituelles.

Elle a pris un contenu nouveau, pacifique et plus résolu. La Révolution tunisienne, avec ses objectifs de justice sociale, est passée par là. Le fait notable est "le Sit-in du Destin" revendiquant, à Tataouine, le développement local comme solution fondamentale pour cette région déshéritée. Brandissant la constitution tunisienne, dont l'article 136 édicte l'utilisation des revenus pétroliers pour le développement local,  les habitants veulent que le projet du "Gaz du Sud" soit entièrement fait à Tataouine. (lire La Constitution, arme de la "Révolution du Sud).

Ce sit-in a été soutenue par les syndicats locaux de salariés et de patrons, par les associations. Dès les premiers jours de protestation contre la fermeture du point de passage de Ras Jedir, l'Union régionale du travail, l’Union régionale de l’industrie du commerce et de l’artisanat et l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche annoncent la création d’une commission tripartite de développement à Ben Guerdane.

La commission tripartite fait pression sur les pouvoirs publics pour résoudre les problèmes fonciers qui entravent l’avancement des projets privés et publics. La commission propose la création d’une zone de libre- échange et d’une zone industrielle ainsi que l’exploitation de Sabkhet Laâdhibet. « Il s’agit de relancer les projets en suspens et de trouver d’autres perspectives de développement afin que les habitants de la région aient des emplois stables et leurs sources de revenus ne soient pas tributaires de l’ouverture du point de passage de Ras Jedir », explique Lazhar Diber, de l’Union patronal Utica.

Le syndicaliste Mohsen Lachiheb, président de l’union régionale du travail, avertit : « La renonciation aux engagements nous donne le droit d’observer des mouvements de protestation, afin de faire pression sur l’autorité régionale, y compris le droit à une grève générale ».

Sit-in du Destin. Photo nawaat.org

Sit-in du Destin. Photo nawaat.org

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