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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Il faut patienter jusqu'aux présidentielles". C'est la nouvelle consigne donnée par l'UGTA aux grévistes du complexe d'El Hadjar, sur injonction de Louisa Hanoune et de Sidi Saïd. Ces deux personnages, qui se partagent l'hégémonie sur le syndicat UGTA du complexe sidérurgique, demandent aux ouvriers de ne penser à rien d'autre qu'au scrutin "historique" du 17 avril.

Les travailleurs, comme on le sait, viennent de prendre directement les choses en main à partir des ateliers. Il fallait dépasser la paralysie syndicale provoquée par les incessantes chamailleries entre tendances et personnalités au grand plaisir de la multinationale ArcellorMittal. Car l'urgence est là :  les mesures sont quotidiennes et incessantes pour l'application d'un plan de réduction drastique des effectifs dont ArcellorMittal nie l'existence mais dont les premiers résultats sont 500 emplois perdus en 2013! C'est Daoud Kechichi, le secrétaire général du syndicat d'entreprise qui donnait ce chiffre en confirmant avant-hier l'existence de ce plan à Abdelkrim Zerzouri, le correspondant du quotidien d'Oran. Il révèle la tâche assignée à la direction des ressources humaines : "l'effectif global au sein du complexe à 2.800 salariés!". Soit une réduction de moitié.

Hier, changement de fusil d'épaule. Tout en reconnaissant la légitimité des "débrayages spontanés", un certain Ammouri  "porte-parole" du syndicat prend ce matin le contrepied des déclarations du secrétaire général, dans le même quotidien. Il réduit la motivation de la protestation des ateliers à des désaccords sur des "affectations de poste" et sur l'insuffisance des recrutements. Le tout assorti d'une touche de surenchère radicale à propos de dossiers de corruption non "transférés au service juridique afin de les remettre à la justice».
Ammouri conclut ainsi sa prestation médiatique: "Le syndicat a décidé d'attendre encore jusqu'au 17 avril (...).Le pays a besoin de passer le cap de l'élection présidentielle en toute sérénité et dans la stabilité. Ceci est un engagement sur lequel on ne reviendra pas."

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