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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Deux analyses.

"Deux grands cercles de convergence sont en train de se dessiner en Algérie. L'un, au sein du pouvoir, fait bloc autour du président Abdelaziz Bouteflika; le second, au sein de l'opposition, tente de dessiner l'ébauche d'une démarche alternative, pour aller vers une transition en douceur, avec des ouvertures plus ou moins affirmées en direction du pouvoir en place".

Après avoir posé cette hypothèse, le politologue Abed Charef proche de Mouloud Hamrouche, conclut : "Tout ceci donne de l'Algérie une nouvelle configuration : deux grands cercles, l'un au pouvoir, l'autre dans l'opposition. Et une armée, qui appuyait le premier cercle, mais qui se demande si elle peut rester dans cette posture sans menacer sa cohésion et sans remettre en cause la discipline dans ses rangs. Pour elle, la meilleure option serait de jeter les ponts entre les deux mondes, de les aider à aller vers un nouveau consensus, et d'établir de nouveaux mécanismes de gestion du pays".

Abordant ces dilemme, sous le titre "Volonté politique et esprit de corps", Arezki Derguini député du FFS s'interroge sur l' aptitude de l'ANP: "Comment une volonté de changement pourrait-elle apparaître en son sein, si la crainte qui la domine est celle que les divisions la gagnent à son tour, si son souci majeur est celui de sa cohésion, de la discipline, comme semble en convenir la majeure partie des observateurs ?".

Alors, du côté de la société devenue plus exigeante? Le député du FFS tempère cet espoir : " Mais là encore, s'il faut reconnaître une forte demande de changement, il faut admettre qu'elle ne se traduit pas en volonté politique".
Nostalgie du Djeich oua chaab ou tendance significative de l'évolution ? En conclusion, Arezki Derguini opte pour la combinaison des deux facteurs: l'esprit de corps de l'Armée et la volonté de la société. "Un esprit de corps qui ne peut se résumer à une simple discipline car indissociable de valeurs. La corruption est un cancer contre lequel l'esprit de corps doit se prémunir en permanence. Notre armée de nature populaire, n'en est pas immunisée. Si elle ne s'en défend pas, il y a fort à craindre qu'elle ne soit désarmée. Car on ne peut ignorer que l'Etat-DRS s'en soit servi pour domestiquer la société civile et qu'il n'ait pu s'en prémunir pleinement en retour. C'est pour cela que nous allons terminer sur une conclusion qui ne libère personne de ses responsabilités : il faut rendre à l'armée son esprit de corps et à la société sa volonté".

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