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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les programmes "politiques" des deux candidats principaux Bouteflika et Benflis semblent malgré tout refléter les états d'âme d'un système qui sait qu'il a dorénavant perdu sa séduction, mais continue d'opter pour l'abus de maquillage.

Les chapitre politiques des deux programmes s'efforcent de capter l'interrogation qui domine chez les Algériens : comment imposer le strict contrôle républicain de l'action publique. Impossible de mettre sous le boisseau cette exigence qui est dans l'air du temps. Si Benflis y va d'un échéancier avec commissions adhoc, Bouteflika est plus "conceptuel". Il nous offre une resucée de ses promesses et "orientations" du printemps 2011, et promet l'octroi d'un "statut" à l'opposition. Les deux programmes semblent vouloir ravaler la façadeen vue d'obtenir une meilleure intégration de la classe politique existante.

Benflis promet “dès le début du mandat” d’instaurer un “dialogue politique national” pour “approfondir le pluralisme politique et consolider la démocratie”. Il veut une “modernisation et transparence institutionnelle” à travers la consécration de “la transparence et le contrôle de l’action publique en matière financière et budgétaire ainsi qu’un fonctionnement plus transparent des institutions”. Promettant d’instaurer “une évaluation de l’action de l’État” et “un renforcement de la prospective”, le candidat Benflis s'engage à rendre visible cet engagement “au 1er trimestre 2015” et s'atteler fin 2015 au renforcement des institutions de contrôle et d’évaluation. Et, selon lui, “le Parlement et les différentes institutions de contrôle et d’évaluation auront toutes les prérogatives nécessaires à l’évaluation et au contrôle de l’action de l’État”.
Le programme d’Abdelaziz Bouteflika introduit de son côté le concept de « démocratie apaisée » qui se concrétise à travers « une vie politique et institutionnelle nourrie du débat contradictoire et unie autour des intérêts supérieurs du pays ». « L’enjeu est de transcender la diversité des courants politiques pour œuvrer à une plus grande convergence et participation afin d’élargir le consensus national autour de la prise en charge des vrais défis présents et futurs qui se posent à la nation, notamment à travers la révision de la Constitution ». "Un dialogue intense sera organisé pour doter l’opposition d’un statut la mettant à l’abri de toute tentative de marginalisation dans la vie politique, parlementaire, dans l’accès à l’information et aux médias, ou dans toute autre sphère de la vie de la nation».

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