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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Un débat est engagé en Algérie sur le rôle exorbitant du DRS dans l’encadrement de la vie nationale, politique, judiciaire et sociale. Invoquant la nécessité du « secret », Amara Benyounès, secrétaire général du MPA un des partis au gouvernement, dont il est ministre, refuse qu’un tel débat soit mené « sur la place publique ».

Il déclare sur TSA-Algérie « Je n’ai jamais entendu, durant ma carrière, des hommes politiques débattre de l’organisation de leurs services de sécurité sur la place publique. Des services qui sont, par définition, secrets. Vous ne verrez jamais un homme politique américain débattre de l’organisation de la CIA. Ici, on tente de nous emmener vers un débat public autour de la structuration des services de renseignements. Le MPA refuse de participer à un tel débat ».

Benyounès prend pour exemple le secret des activités de la Cia, en omettant de mentionner que cette agence n'a constitutionnellement pas le droit de mener des actions sur le territoire des États-Unis. On se rappelle que c’est la dénonciation publique et médiatique de l’immixtion de la CIA dans la vie politique étatsunienne (affaire Watergate), qui a contraint un président des Etats-Unis à démissionner dans les années 70 et qui a conduit -sous la pression de l’opinion publique-, à la mise en place par les hommes politiques d’un contrôle parlementaire étroit.

 

L’opinion publique étatsunienne reste d’une sensibilité à fleur de peau sur toute action de la CIA sur le territoire national. Ainsi, au début de l’année, plus de 30 000 personnes ont signé une pétition sur internet pour que le quotidien Washington Post informe ses lecteurs que son nouveau propriétaire, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon le géant de la vente en ligne, fait des affaires avec la CIA. Afp, 8 janvier 2014.

Actuellement la CIA est, en principe, sérieusement surveillée par le législatif américain. Cela n'a pas été toujours le cas par le passé. Depuis la création de la CIA jusqu'au scandale du Watergate, aucun contrôle parlementaire n'a été établi sur « l'agence » (ni sur les autres services de renseignements américains). En 1975, deux commissions d'enquête parlementaires, dites Commissions Church et Pike, auront droit d'enquêter sur les activités passées des services de renseignement. Après l’affaire Watergate et la démission de Nixon, le Congrès maintient deux commissions chargées de superviser les activités des services de renseignement américains, l'une, le SSCI (Senate Select Committee on Intelligence) dépendant du Sénat, l'autre, le HPSCI (House Permanent Select Committee on Intelligence), constituée par des membres de la chambre des représentants.

Quand Amara Ben Younès prend exemple sur la CIA
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