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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les secteurs actuellement les plus mobilisés en faveur de l’abrogation urgente de l’article scélérat 87 bis sont les corps communs, appellation qui désigne les factotums, ouvriers et autres soutiers qui assurent le fonctionnement matériel des services de la République. Pour leur coordination syndicale, l’abrogation de l’article 87 bis est « le seul espoir pour les corps communs en vue d’améliorer un tant soit peu leur situation socioprofessionnelle”.

Depuis l’adoption en 2011 du principe de l’abrogation de l’article 87 bis par la Tripartite réunie dans une conjoncture de mobilisation salariale, les promesses ont alterné avec les reculades. L’échéance présidentielle d’avril a relancé une nouvelle promesse d’abrogation qui ne sera mise à l’ordre du jour qu’en 2015.

On sait que les mises en garde du FMI en novembre dernier contre cette abrogation sont laborieusement relayé avec chiffrages épouvantables et invérifiables par tout ce l’Algérie compte d'économistes néolibéraux de service, avec l’appoint récent de "réformateurs". D’ores et déjà, ils annoncent : l’abrogation du 87 bis sera une dynamite budgétaire.

Les secteurs actuellement les plus mobilisés pour l’urgence de l’abrogation, les corps communs des services publics ne l'entendent pas de cette oreille. Pour leur coordination syndicale, cette abrogation est « le seul espoir d’améliorer un tant soit peu leur situation socioprofessionnelle”. Malika Ben rapporte dans Liberté leur appréciation de la dernière Tripartite : « La déception, voire le choc, est tel que les critiques et autres accusations ont fusé de la Centrale syndicale même (…). Les déclarations optimistes du SG de l’UGTA, qui n’a raté aucune sortie médiatique pour présenter la tripartite comme étant le rendez vous de la générosité débordante, lui ont manifestement porté préjudice.

Réunis au lendemain de la tripartie pour évaluer ses résultats, les membres de la CNCCS ont d’emblée affiché leur mécontentement. “Contrairement aux attentes des travailleurs qui s’attendaient à des résultats positifs à la suite des promesse du SG de la Centrale syndicale, les déclarations des décideurs ont été empreintes d’ambiguïté.” Alors que “de telles réunions tant attendues doivent être beaucoup plus claires et transparentes pour rassurer et stabiliser le front social”. La coordination cite notamment l’abrogation de l’article 87 bis qui “constitue le seul espoir pour les corps communs en vue d’améliorer un tant soit peu leur situation socioprofessionnelle”. Haussant le ton, la CNCCS “dénonce l’ambiguïté des résultats de la tripartite et avertit des conséquences d’une telle légèreté dans de telles décisions, d’autant que l’ère des manœuvres via des déclarations est révolue”.

Des déclarations, ajoute encore la coordination, qui “pourraient envenimer la situation à un moment, le moins que l’on puisse dire, très sensible”. Et pour éviter “tout dérapage qui ne peut servir le pays et fermer la porte de la fitna”, le syndicat demande aux décideurs “de fournir en toute urgence et avant que ce ne soit trop tard des éclaircissements à l’ensemble des travailleurs”.

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Commenter cet article

Safiya 30/04/2014 20:07

Construire une mosquée gigantesque qui coûte des sommes faramineuses ne dynamite pas le Budget mais améliorer le sort des Travailleurs risque de le faire, quelle fumisterie !