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Publié par Saoudi Abdelaziz

Redéfinir le rôle des services secrets afin de mettre fin à leur emprise devenu irrémédiablement stérilisante sur les institutions de l'Etat et de la société. C'est un des éléments du consensus qui émerge progressivement dans le pays.

Le tabou est levé: Le pays doit ête régi constitutionnement par un Etat de droit, débarrassé des mécanismes occultes de pouvoir. La chose ne se réduit pas à l'éviction de Toufik, fut-il l'incarnation symbolique de la toute puissance a-constitutionnelle des services.

L'exigence irrépressible d'un état contrôlé par le peuple, vient d'être constitutionnalisée par les Tunisiens. Nous devons étudier ce texte. Chez nous, cette exigence heurte de front la fraction influente des élites algériennes qui se nourrit au biberon des mythes kemaliste et malguiste de "l'Etat fort contrôlé par ceux qui savent".

Dans sa dernière déclaration le chef de l'Etat a justifié -sans en préciser les motivations- les "restructurations" engagées dans les services. Il semble évoquer plutôt un objectif lorsqu'il déclare, sans le nommer, que le DRS est régi par " des textes réglementaires qui définissent clairement ses missions et attributions".

A côté des remontrances contre les dépassements médiatiques au sein du sérail, créditons le chef de l'Etat de cette belle profession de foi : "C'est une chance que la différence et la diversité d'opinion existent. La démocratie, en tant que valeur humaine, est un élément incontournable dans l'oeuvre de rénovation et de réforme, mais aussi dans la bataille de changement". 

S. A., 19 février 2014

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