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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

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La conférence tripartite regroupera demain 23 février  les organisations patronales, le gouvernement et l'UGTA, à qui est encore une fois conféré le monopole de la représentation des salariés. Les milieux néolibéraux mènent une intense campagne pour empêcher l'abrogation de l'article scélérat 87 bis de corsetage des salaires, qui avait été imposé en 1994 par Le FMI en échange du rééchelonnement de la dette. Cinq syndicats autonomes, exclus de cette conférence, ont convenu d’unir leur force pour peser sur les résultats de la tripartite.    

 

 

Les syndicats autonomes trouble-fête

 

Par Malika Ben, 22 février 2014

 

La fin de la grève des enseignants n’a pas ramené la sérénité dans le pays. Si l’approche de l’échéance électorale attise les convoitises et enflamme la scène politique, la tripartite, de son côté, agite le front social. Et ce n’est pas sa tenue la veille d’une date hautement symbolique qui calmera les ardeurs.
Près d'une vingtaine de syndicats autonomes de divers secteurs sont décidés à faire du 23 février la journée de toutes les protestations et de toutes les grèves dont certaines se poursuivront le lendemain. Le rendez-vous pris par les travailleurs pour afficher leur mécontentement et leur ras-le-bol, est aussi ferme que celui fixé par le gouvernement pour la tripartite.

Il n’y a que les lieux qui diffèrent. La concertation à trois se déroulera dans l’enceinte du Palais du gouvernement et la contestation sociale multisectorielle se fera sur les trottoirs et débordera même sur toute la rue Dr Saâdane. Si ce ne sont les traditionnelles pratiques et mesures de répression par lesquelles les manifestants seront accueillis, la rue Dr Saâdane s’avérera exiguë et ne pourra pas contenir tous les syndicats et travailleurs qui comptent assiéger le Palais du gouvernement pour y tenir un sit-in national.

Nombreux, en effet, sont les syndicats qui, soit en solo soit en se regroupant au sein d’un front commun, veulent faire de la tripartite un rendez-vous de fronde sociale généralisée et non celui de fausses mesures sociales qui ne garantissent pas à la grande majorité des travailleurs un pouvoir d’achat digne. À peine la date de la fameuse tripartite révélée par Abdelmalek Sellal, que les syndicats ont commencé à s’organiser pour marquer le rendez-vous par une démonstration de force.
Réunis le 14 février dernier, cinq syndicats : Cla, Satef (Sadali), Snccopen, Sntfp et Snapap (Malaoui), ont convenu d’unir leur force pour faire aboutir une série de revendications socioprofessionnelles. “Comme première action, les syndicats lancent un appel pour un sit-in le jour de la tripartite.” D’autres syndicats autonomes déjà structurés au sein de la Confédération des syndicats algériens CSA (Unpef - Snapsy –Snpsp – Snapest – Snpssp – Cnes) s’étaient, eux aussi, réunis le même jour et pris la même décision : sit-in devant le Palais du gouvernement le jour de la tripartite. Une manière pour la CSA de dénoncer son exclusion d’une concertation aussi importante. “Avons-nous le droit de marginaliser et d’exclure des segments entiers de la société de cette dynamique du renouveau national prônée et prêchée dans les discours officiels ?” s’interroge la CSA. Et de soutenir que “les syndicats autonomes, représentants légitimes de centaines de milliers de travailleurs, considèrent que cette énième exclusion de la tripartite représente un vrai danger pour la paix sociale et une réelle menace pour la cohésion sociale”.
La liste s’est vu rallongée ces deux derniers jours avec de nouveaux appels pour un autre sit-in devant la Grande-Poste le 23 février prochain lancés par les corps communs et ouvriers professionnels, le comité des chômeurs, les familles de disparus, le mouvement du 8 mai et la cellule de protection des biens et de lutte contre la corruption. L’affirmation du SG de la Centrale syndicale qui a promis que la tripartite 2014 “sera porteuse de bonnes nouvelles” n’a pas incité les contestataires à faire marche arrière.

Source : Liberté.com

L'article scélérat 87 bis au centre de la Tripartite, demain
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sisi 22/02/2014 23:33

je suis une enseignante j ai laissé ma santé et ma jeunesse dans les écoles et maintenant on se fait insulter par des gens qui n ont de l éducation que le titre état ingrat peuple ingrat vis avis de ce professeur qui a fait face au terrorisme à la misère et à l injustice