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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La manipulation des journalistes avait atteint son paroxysme avant l’annonce de la candidature de Bouteflika. El Kadi Ihsan, un journaliste renommé, reconnaît avoir induit ses lecteurs en erreur. Il tempère ses excuses : selon lui, les « sources » étaient sûres, ce sont les décideurs qui ont changé d’avis.

« En deux occasions, j’ai pronostiqué le ravalement du système politique algérien sans Abdelaziz Bouteflika à partir d’avril 2014. Ecrits basés sur des sources d’information sérieuses. Erreur complète. Excuses intégrales ». El Kadi Ihsan est directeur de Maghreb Emergent, c'est un journaliste dont les informations et analyses sont lues avec intérêt depuis une trentaine d’années. On lui doit par exemple, avant même l’éclatement du scandale Khellil, l’annonce prémonitoire d’une surenchère de révélations sur la corruption, avec l’approche des élections présidentielles. Les deux articles qu’il regrette, publié en décembre 2013, « ont « vendu » clairement le récit d’une feuille de route qui devait déboucher sur des élections sans Abdelaziz Bouteflika le 17 avril prochain. » Pourtant, El Kadi Ihsan exclut l’idée qu’on l’a tout simplement intoxiqué. Ce sont les décideurs qui ont changé d’avis, car ils sont dépourvu de logique: « Le régime ne réfléchit pas à ses intérêts vitaux ».

Mais peut-être que si. Je ne peux pas résister à l’envie de citer, encore une fois, le génial Baltasar Gracian qui dans le Criticon expliquait en 1651 ce qu’est le pouvoir: « Un chaos de la raison d’Etat. Tous les politiques courent de cette façon, à l’inverse des autres ; ainsi procèdent-ils pour dérouter l’attention d’autrui, pour confondre les raisonnements. Ils ne voudraient pas que par leurs traces l’on puisse suivre les fins auxquelles ils tendent ; ils montrent un côté et donnent dans l’autre ; ils publient une chose et en exécutent une autre ; pour dire non ils disent oui ; toujours au contraire, occultant leurs desseins par des signes opposés ».

 

El Kadi Ihsan et Baltasar Gracian
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mounafeq 28/02/2014 23:03

EKI à l'instar de tout le peuple algérien a été mené en bateau par la bande la plus machiavelique de l'histoire politique . Devant le serail algerien actuel - les Borgia , Raspoutine , Mouaouiya ,Cromwell ,Mazarin - sont des enfants de chœur